Deux éléments de la garde présidentielle pris en flagrant délit de braquage au PK13

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’armée centrafricaine, dirigée de main de fer par les Mercenaires russes depuis 7 ans, est désormais totalement pourrie. Deux soldats de la garde présidentielle ont été arrêtés par la population au PK13, à Bangui, après une tentative de braquage d’une famille. Conduits au poste de police du PK12, ils ont évoqué leur précarité.
En effet, dans la nuit du 12 au 13 avril, deux militaires de la garde présidentielle ont tenté de braquer une famille habitant la cité Ngombé, située au PK13, sur la route de Damara, à la sortie nord de la capitale, derrière la colline. Surpris par la population, ils ont été maîtrisés et conduits au poste de police du PK12 pour interrogatoire.
Justement, lors de leur bref interrogatoire par les forces de l’ordre, les deux soldats ont expliqué leur geste par des conditions de vie difficiles dans l’armée. Ils ont indiqué que leur prime globale d’alimentation, autrefois de 30 000 FCFA par mois, est désormais versée par semaine, réduite à quelques billets de francs CFA. « C’est la galère qui nous pousse », auraient-ils déclaré, selon une source proche du dossier interrogée par la rédaction du CNC. Ces aveux, en réalité, traduisent un malaise au sein des Forces armées centrafricaines (FACA).
Avec environ 22 000 militaires, l’armée est encore loin des 50 000 hommes visés par Touadera dans son discours de la politique générale il y’a quelques semaines. Pourtant, les moyens manquent déjà cruellement : salaires faibles, pas de primes globales d’alimentation (PGA), équipements limités, encadrement insuffisant. Cette situation pousse certains éléments à commettre des actes délictueux, au détriment de la population.
En outre, cet événement, qui se répète inlassablement au sein des FACA, remet totalement en cause la gestion de l’armée nationale par le général d’Armée Zéphirin Mamadou, chef d’État-major, y compris le ministère de défense, ainsi que le président Faustin-Archange Touadéra, chef suprême de l’armée. Depuis 2016, les promesses de réforme de l’armée n’ont pas abouti à des améliorations tangibles. Les soldats, mal payés et peu encadrés, peinent à remplir leur mission. Ce braquage, impliquant des membres de la garde présidentielle, ternit davantage l’image du régime.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
