Sébastien Wénézoui, ancien chef Anti-Balaka, au volant de sa voiture dans un état de sobriété, cause un grave accident sur l’avenue des martyrs à Bangui
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
En pleine nuit du 22 novembre, un drame évitable frappe l’avenue des Martyrs à Bangui. Un véhicule de la présidence, conduit par Sébastien Wénézoui en état d’ébriété avancée, percute violemment un motocycliste. L’ancien chef anti-Balaka devenu ministre conseiller de Touadéra reste en liberté pendant que sa victime lutte pour sa vie à l’hôpital communautaire.
L’accident s’est produit vers 22 heures devant l’ambassade de Chine sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Au volant de son véhicule de service de la présidence, Sébastien Wénézoui a violemment percuté un motocycliste. Si le véhicule présidentiel est totalement détruit, c’est surtout l’état de la victime qui alarme. Le conducteur de la moto a été admis d’urgence à l’hôpital communautaire où son pronostic vital reste engagé.
Plus troublant dans cette affaire, alors que la police judiciaire s’était rendue sur le lieu de l’accident, l’ancien chef milicien coule des jours paisibles à son domicile. Aucune mesure de détention préventive n’a été prise malgré la gravité des faits : conduite en état d’ivresse, mise en danger de la vie d’autrui .
“C’est révoltant de voir qu’avec des appuis politiques, on peut presque tuer quelqu’un et rester tranquillement chez soi”, témoigne un habitant de Miskine qui a assisté à la scène. “Pendant que la victime souffre à l’hôpital, le responsable vaque à ses occupations comme si de rien n’était“.
Cette affaire démontre une nouvelle fois le dysfonctionnement de la justice centrafricaine face aux puissants. L’ancien chef milicien, reconverti en leader d’un parti politique, puis nommé à la présidence comme conseiller du chef de l’État Kongoboro, semble bénéficier d’une protection qui le place au-dessus des lois.
“Si c’était un citoyen ordinaire qui avait commis un tel acte criminel, il serait déjà derrière les barreaux à la prison du camp de Roux “, s’indigne un avocat sous couvert d’anonymat. “Cette impunité accordée aux proches du pouvoir mine la crédibilité de nos institutions“.
En attendant, la victime lutte pour sa survie à l’hôpital communautaire. Sa famille réclame justice mais reste lucide : face à un membre de l’entourage présidentiel, leurs chances d’obtenir réparation semblent bien minces.
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