Il a failli être embarqué par les mercenaires russes à Obo. Heureusement, il a été sauvé de justesse

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Il a failli être embarqué par les mercenaires russes à Obo. Heureusement, il a été sauvé

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un artisan soudeur a failli être embarqué mardi par des mercenaires russes du Groupe Wagner dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. L’homme s’est retrouvé dans leur viseur après une accusation sortie de nulle part.

 

Ce mardi 13 janvier 2026, aux environs de 10 heures, les mercenaires russes du groupe criminels Wagner s’étaient rendus dans un atelier de soudure au centre Obo pour acheter un pousse-pousse complet avec des roues. Après leur arrivée dans cetelier, ils ont demandé de savoir s’ils peuvent avoir un pousse-pousse au complet. Les artisans leur ont répondu qu’ils ne disposaient que de cadres, les roues étant indisponibles. C’est alors qu’un des Wagner, s’exprimant couramment en sango, la langue nationale centrafricaine, a pointé du doigt l’un des soudeurs.

 

« Toi, je te connais », a lancé le mercenaire russe au jeune homme. Surpris, ce jeune a répondu : « Ah bon, tu me connais ? ». Le Wagner a insisté : « Oui, je t’ai vu à Bambouti ». Le jeune artisan a nié, mais c’est finalement son patron qui a sauvé la situation en affirmant fermement que son employé n’avait jamais mis les pieds à Bambouti. Le mercenaire russe n’a rien ajouté. Les Wagner ont fait demi-tour et quitté l’atelier.

 

Cette accusation n’était pas une simple question. Bambouti, localité située à une centaine de kilomètres d’Obo, près de la frontière avec le Soudan du Sud, a connu des affrontements meurtriers ces dernières semaines. Le 28 décembre, jour des Élections, des miliciens Azandé ont attaqué la ville, capturant au passage la sous-préfète et le commandant de brigade de la gendarmerie. Les deux otages sont toujours aux mains des assaillants.

 

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les Wagner ont lancé une offensive à cinq heures du matin pour reprendre Bambouti. Six mercenaires russes ont péri durant l’opération. Le 2 janvier, les miliciens Azandé ont riposté en contre-attaquant les positions russes. Depuis, la méfiance règne parmi les Wagner qui semblent décidés à traquer tout individu susceptible d’avoir un lien avec ces combattants.

 

Désigner quelqu’un comme ayant été aperçu à Bambouti équivaut désormais à l’accuser d’être un milicien Azandé. Sans l’intervention rapide du patron de l’atelier, le jeune soudeur aurait probablement été emmené pour subir des interrogatoires, voire pire. Les témoins présents confirment que le mercenaire russe maîtrise parfaitement le sango, ce qui lui permet de communiquer directement avec la population locale sans interprète. Le jeune artisan, interrogé par des journalistes du CNC après l’incident, a confirmé la fluidité linguistique du Wagner, qui s’exprimait sans aucun accent étranger

 

Par Éric Nzapa

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