Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

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Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

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Intraunisation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA de la mosquée du camp Kassaï par le dictateur Touadera

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une semaine après l’inauguration de la mosquée du Camp Kassaï, l’acte pausé par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera continue de provoquer d’énormes tensions et une profonde incompréhension au sein de la communauté musulmane centrafricaine

 

En effet, une semaine s’est écoulée depuis la cérémonie du jeudi 26 mars 2026, et la colère ne retombe pas. Ce jour-là, le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a inauguré la nouvelle mosquée construite au sein du Camp Kassaï, le principal quartier militaire de Bangui situé dans le 7e arrondissement. Cette petite mosquée, édifiée par l’État-major des Forces armées centrafricaines, est destinée aux militaires musulmans.

 

Lors de cette inauguration, le nouveau dictateur centrafricain a procédé à l’installation du nouvel imam de la mosquée, l’imam Youssouf Abdelmadjd Naminguina. L’acte qui a retenu l’attention, et qui continue de provoquer d’énormes tensions, concerne la remise de la canne de l’imam. Faustin Archange Touadéra lui-même a remis directement cette canne à l’imam Naminguina et a procédé personnellement à son installation.

 

Dans la tradition de la communauté islamique mondiale, cette étape relève normalement des responsables religieux. La canne de l’imam est habituellement remise par le président des Imams, ou à défaut par son vice-président, par un imam chevronné ou par un sage reconnu de la communauté. Ces personnes détiennent l’autorité légitime pour installer un imam à la tête d’une mosquée, que ça soit dans le pays ou à l’étranger.

 

De nombreux membres de la communauté musulmane expriment aujourd’hui une profonde incompréhension et une vive colère face à cette initiative. Ils estiment qu’un responsable politique, même s’il est chef de l’État, n’a pas à intervenir directement dans une affaire interne à la religion. Selon eux, Faustin-Archange Touadera, qui se déclare chrétien bien qu’il soit d’origine peule, aurait dû confier cette tâche aux autorités compétentes de l’islam présentes sur place lors de la cérémonie.

 

Le vice-président des imams assistait à la cérémonie et a prononcé un discours. D’autres imams respectés et sages de la communauté étaient également présents. Pourtant, la remise de la canne n’est pas passée par eux. Le nouveau président du Conseil supérieur islamique, un intellectuel centrafricain,  n’avait pas été convié à l’événement.

 

Cet acte a généré d’énormes tensions au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Beaucoup y voient une ingérence inhabituelle d’un homme politique dans les affaires religieuses. Ils rappellent que, selon les usages établis, un imam chevronné ou un responsable du comité islamique doit accomplir ce geste pour respecter le cadre propre à l’islam.

 

L’imam Naminguina, installé ce jour-là, devient ainsi le guide spirituel de la mosquée du Camp Kassaï. La construction de ce lieu de culte s’inscrit dans une série d’actions menées par les autorités pour accompagner les besoins spirituels des militaires de différentes confessions.

 

Une semaine après les faits, les échanges restent vifs. Des voix au sein de la communauté demandent que, à l’avenir, les autorités politiques consultent davantage les responsables religieux avant d’agir dans ce domaine. Pour beaucoup, le respect des prérogatives de chaque communauté reste essentiel au maintien d’un bon équilibre dans le pays.

 

Cet événement montre les difficultés qui peuvent apparaître lorsque les sphères politique et religieuse se croisent. La communauté musulmane espère que de tels gestes s’effectueront à l’avenir en pleine concertation avec ses propres instances.

 

Par Abdrahim Y.

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