Ouham : les “Russes noirs ” soudanais et tchadiens du MPC et de l’UPC ravagent les villages Gbaya sur ordre de Wagner et du gouvernement
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Des ex-rebelles du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), composés principalement des ex-rebelles soudanais du FSR, et ceux de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué plusieurs villages de la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest du pays, sur décision du groupe Wagner et avec la complicité du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra. Ces combattants, connus sous le nom de “Russes noirs”, sont d’anciens rebelles retournés et formés par Wagner pour combattre d’autres groupes armés.
Les villages attaqués par ces combattants étrangers incluent Bodili, Bogore, Bodé, Bowara, Boro, Ngbago et Boliyo, ainsi que le village de Bowaye, situé à 70 km de Bossangoa. Les assaillants ont chassé les habitants, capturé des jeunes hommes, les mains attachées dans le dos, en les présentant comme des complices du général Florent Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). Des personnes ont été tuées. D’autres ont été emmenées de force. Les maisons ont brûlé.
Ce qui aggrave le tableau, c’est la composition de ces forces mixtes. Le MPC est dirigé par Mahamat Al-Khatim, un Tchadien. Son chef d’état-major, un certain Ali Dido, est Soudanais. Une partie des combattants du MPC sont d’anciens éléments des Forces de Soutien Rapide (FSR) du Soudan, recrutés par Dido et intégrés dans les rangs du MPC avant que Wagner ne les retourne contre les populations civiles centrafricaines.
De même, l’UPC d’Ali Darassa regroupe des Tchadiens, des Soudanais et des Nigériens. Ce sont des étrangers qui tuent des Centrafricains, avec la bénédiction de Bangui.
Les mêmes sources indiquent que des Arabes ont été aperçus parmi les assaillants lors de certaines attaques dans les villages. Le schéma est devenu une méthode : Wagner décide, les “Russes noirs” exécutent, le gouvernement se tait.
Après avoir attaqué des positions de la CMSPR dans la zone, les combattants se sont rabattus sur les villages civils pour capturer des jeunes qu’ils présentent ensuite comme des rebelles — une fabrication destinée à justifier les exactions et à alimenter la propagande du régime.
Ces crimes sont documentés. Leurs auteurs sont identifiables. La Cour Pénale Internationale a déjà dans son collimateur la RCA.
Il y’a lieu de rappeler que le village Bowaye, à 70 km de Bossangoa, n’est pas une découverte dans ce dossier criminel.
Depuis le 10 mars 2025, soit une année de souffrance déjà, les mercenaires russes de Wagner y mènent une campagne de terreur méthodique contre ses 12 000 habitants : pillages à répétition, bétail abattu, maisons incendiées, dont celle du chef de village, et, le 5 juillet 2025, une séance de torture collective où des hommes, des jeunes et des vieillards ont été attachés aux arbres et frappés un par un devant la population paralysée.
Le prétexte invoqué à chaque fois est la recherche du général Florent Kema, chef d’état-major de la CMSPR. La réalité, c’est que Bowaye est un village d’agriculteurs et d’éleveurs qui n’ont jamais porté les armes.
Par Arsène Féimonazoui
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