
Maître Nicolas Tiangaye, avocat des cinq leaders de la société civile arrêtés après l’appel à la ville morte contre la hausse des prix des hydrocarbures, affirme ignorer si ses clients ont reçu des soins médicaux ou pu rencontrer leurs familles. Il réclame des éclaircissements sur leurs conditions de détention et demande aux autorités de respecter leurs droits.
L’avocat sans nouvelles précises sur les conditions de détention
Les démarches entreprises par les avocats pour rencontrer les cinq responsables de la société civile n’ont pas abouti. Selon maître Nicolas Tiangaye, les défenseurs se sont rendus à la Compagnie nationale de sécurité, où quatre activistes étaient détenus, puis au commissariat central de Bangui, où se trouvait le cinquième.

Dans les deux établissements, les avocats affirment s’être heurtés à un refus d’accès à leurs clients. Maître Nicolas Tiangaye explique que les policiers ont consulté leur hiérarchie avant de leur opposer cette interdiction.
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Cette situation empêche les défenseurs de s’entretenir directement avec les personnes arrêtées et de recueillir leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés.
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L’avocat affirme également ne pas savoir si les détenus ont bénéficié d’une assistance médicale ou reçu la visite de leurs proches.
« Nous ne savons pas si ces personnes ont pu bénéficier de l’assistance des médecins ou bien de la visite de leur famille », déclare-t-il.
Cette déclaration ne permet pas d’établir que les visites familiales ou les soins médicaux ont effectivement été refusés. Elle souligne néanmoins le manque d’informations dont dispose la défense sur ces aspects.
Les droits des détenus au centre des préoccupations
Pour maître Nicolas Tiangaye, l’accès à un avocat constitue une garantie essentielle dès les premières étapes d’une procédure pénale. Les défenseurs doivent pouvoir s’entretenir avec leurs clients pour comprendre les circonstances des arrestations et préparer leur défense.
L’avocat rappelle que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui a été informé par écrit de la constitution des avocats pour assurer la défense des cinq activistes.
Il estime que cette démarche devait permettre d’engager les premiers entretiens avec les personnes arrêtées et de déterminer les suites judiciaires de l’affaire.
En l’absence de ces échanges, les avocats disent ne pas disposer des éléments nécessaires pour connaître précisément les charges éventuelles et organiser la défense de leurs clients.
Maître Nicolas Tiangaye demande donc que les autorités permettent aux défenseurs d’exercer leur mission et que les droits des personnes arrêtées soient respectés.
Des arrestations liées à la contestation des prix du carburant
Les cinq activistes ont été arrêtés dans le contexte de la mobilisation contre la hausse des prix des hydrocarbures. Les responsables de la société civile avaient appelé la population à rester à domicile pour manifester son opposition à cette augmentation.
Les cinq activistes de la société civile ont été interpellés à la suite d’un appel à la ville morte contre la hausse des prix des hydrocarbures, tandis que les avocats se sont vu refuser l’accès à la Compagnie nationale de sécurité.
Maître Nicolas Tiangaye conteste la justification pénale de ces arrestations. Il estime qu’un appel à rester chez soi pour protester contre une décision des pouvoirs publics ne constitue pas, à lui seul, une infraction.
L’avocat attend que les autorités judiciaires précisent les faits reprochés aux cinq personnes et leur qualification juridique. Il considère également que les libertés d’expression et d’opinion doivent être respectées dans le traitement de cette affaire.
Pour la défense, la priorité reste désormais de rencontrer les personnes arrêtées, de vérifier leurs conditions de détention et de recueillir les informations nécessaires à la préparation de leur dossier.
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