Louis-Marie Kogrengbo interpelle sur le baccalauréat à titre exceptionnel

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Louis-Marie Kogrengbo interpelle sur le baccalauréat à titre exceptionnel

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 

Louis-Marie Kogrengbo, leader syndicaliste et secrétaire général exécutif de l’ODSTC (Organisation Démocratique des Syndicats des Travailleurs de Centrafrique), a pris position dans le débat sur l’admission au baccalauréat à titre exceptionnel. Dans un texte rendu public ces derniers jours, il met en garde contre toute mesure qui affaiblirait le principe du mérite scolaire.

 

En effet, le baccalauréat constitue un diplôme d’État obtenu au terme d’un parcours exigeant et d’une évaluation rigoureuse. Il ne s’agit pas d’une faveur ni d’une récompense symbolique, mais d’un résultat mérité par l’effort fourni. Louis-Marie Kogrengbo insiste sur ce point central : on ne donne pas le baccalauréat, on le mérite.

 

Selon lui, attribuer ce diplôme à titre exceptionnel risque de remettre en cause les fondements mêmes du système éducatif. Il rejette l’idée selon laquelle des pratiques internationales ou le dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pourraient justifier une telle décision. La VAE repose sur une évaluation sérieuse et encadrée par la loi ; elle ne permet pas d’attribuer un diplôme de façon discrétionnaire. De même, les distinctions honorifiques comme les doctorats honoris causa concernent l’université et ne s’appliquent jamais à un examen national tel que le baccalauréat.

 

Louis-Marie Kogrengbo exprime son inquiétude quant à la confiance que les citoyens accordent à l’école. Il interroge directement les conséquences d’une telle mesure : que dire à l’élève qui a passé de nombreuses nuits à réviser pour réussir ? Que répondre au parent qui s’est sacrifié pour soutenir les études de son enfant ? Quel message adresse-t-on à la jeunesse du pays si le mérite est affaibli ? Pour lui, lorsque l’école perd sa crédibilité, c’est l’avenir de la nation qui se trouve fragilisé.

 

L’auteur de ce texte reconnaît toutefois que des circonstances particulières peuvent survenir dans le système éducatif. Il appelle cependant à maintenir la rigueur dans ces moments. Il formule trois exigences claires : une base légale solide et transparente pour toute décision, une équité totale entre tous les candidats, et le maintien de la crédibilité du système éducatif. Selon Louis-Marie Kogrengbo, ce qui est en jeu dépasse largement une simple question administrative ; il s’agit de l’honneur de l’école centrafricaine.

 

Plutôt que d’opter pour une attribution directe du diplôme, il propose des solutions plus responsables : organiser des sessions spéciales de rattrapage, procéder à des réévaluations encadrées et mettre en place des dispositifs pédagogiques adaptés. L’exception, insiste-t-il, ne doit jamais devenir la règle, car elle ne saurait détruire le principe de justice qui fonde le diplôme.

 

Louis-Marie Kogrengbo rappelle que banaliser le mérite compromet l’avenir d’une nation, tandis qu’une école qui renonce à l’exigence perd son âme. Il invite les autorités à rectifier la situation pour préserver l’honneur du système éducatif, la dignité de la jeunesse et l’avenir de la République Centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

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