
Lors d’une séance d’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale, les représentants de la nation ont fermement dénoncé la persistance des exactions financières subies par les usagers de la route. Suzanne Saté, députée de la première circonscription de Bambari, a pris la parole pour tirer la sonnette d’alarme sur les pratiques en cours dans la préfecture de la Ouaka. Son intervention a directement ciblé les forces de défense et de sécurité positionnées le long des voies de communication.
Le calvaire financier des petits producteurs et conducteurs
La parlementaire s’est faite l’écho de la détresse des conducteurs de moto-taxis et des acteurs du secteur informel qui luttent au quotidien pour assurer leur subsistance. Suzanne Saté a dénoncé le prélèvement systématique et abusif de taxes sur les activités de transport les plus élémentaires. Selon ses déclarations, les militaires exigent des sommes allant de 500 à 1 000 francs CFA pour le simple passage d’un petit sac de manioc ou pour le transport d’un unique passager.

L’élue de Bambari 1 a interrogé directement le Premier ministre sur la destination finale de ces fonds collectés au niveau des postes de contrôle. Tout en rappelant que la perception de taxes est légitime lorsqu’elle alimente le Trésor public, Suzanne Saté a affirmé que ces prélèvements arbitraires finissent en réalité dans les poches des agents armés déployés sur le terrain.
Un appel ferme à l’intervention du pouvoir exécutif
Cette prise de position rejoint les nombreuses critiques formulées par d’autres acteurs de la scène politique et de la société civile lors du débat diffusé sur la radio Ndeke Luka, à l’image de Quentin Ngbouando ou du député Max Balinda. Tous s’accordent à dénoncer un système d’extorsion qui asphyxie l’économie rurale et pèse lourdement sur le panier de la ménagère centrafricaine.
Suzanne Saté a exhorté le chef du gouvernement à jeter un regard lucide et immédiat sur la situation qui prévaut dans la Ouaka. Face aux arguments de la majorité et de la brigade de démantèlement des barrières illégales, la députée réclame des mesures de contrôle rigoureuses pour mettre fin à ces abus de pouvoir qui sapent la confiance entre la population civile et l’armée nationale.
Par Sylvie Vickos
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Les taxes abusives imposées par les militaires dans la Ouaka affectent gravement les petits producteurs et les transporteurs à Bambari.
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