Corbeau News Centrafrique: 27-12-2014.

LES ÉLECTIONS 2015, CE QUI RISQUE DE SE PRODUIRE : UNE DIVISION DE FAIT.
Il s’est déjà produit au Mali. Le pouvoir central du Président IBK ne contrôle pas le nord malien. Les islamistes sont au nord et le reste de la population au sud.
Les élections n’ont pas couvert tout le Mali, le Président IBK a été précipité et plébiscité, voilà que le Nord du Mali est toujours aux mains des djihadistes et le pays se trouve divisé de fait. Le problème de Mali est resté tout en entier. Le Président IBK n’arrive cependant pas à reprendre le nord et la FRANCE a entièrement retiré l’opération SERVAL dont des pays comme le TCHAD ont contribué. Le Mali ne retrouvera pas son unité territoriale. Le grand nord malien restera un autre territoire.
Aujourd’hui tout le Nord-Est de la RCA est entièrement occupé par des séléka très armés, ils y fourmillent. Le Nord-Est de la RCA est sans administration. Aucune autorité de l’Etat n’est représentée dans cette partie du pays, même s’il y a entre guillemets, des maires, sous-préfets ou autres, ils n’exercent pas leur rôle, ils sont devenus de simples habitants.
Le risque que les élections ne se déroulent pas dans cette zone, il faut le dire, existe. Et si les élections ne sont pas organisées sur tout le territoire de la RCA, ce qui s’est produit au Mali se produira. Le Nord-Est sera considéré de fait, un territoire sans loi aux mains des séléka qui ont pu empêcher les élections sur le territoire qu’ils contrôlent et défier la Minusca. Le territoire sera désormais le leur ; voilà qui pourra être le scénario et tout le carnaval des sévices à vivre.
Par contre, le centre du pays jusqu’aux périphériques de Bangui, est tenu et contrôlé par les anti-balaka et autres groupes armés qui vivent de racket, braquage et vol. ils sont tout aussi imprévisibles et non identifiables. Ils peuvent également perturber ou empêcher les élections de se dérouler, c’est leur territoire.
Il nous faut organiser les élections sur tout le territoire. Pour cela la cessation des hostilités inutiles est une condition, il faut le retour obligé de l’Etat dans ces zones occupées par ces groupes armés : à savoir, l’administration générale, la gendarmerie, la police, les écoles, l’hôpital, les postes de secours sanitaires, etc.
Il faut également accélérer la reprise des FACA, c’est une institution de l’Etat à ne pas négliger. Un corps de métier, discipliné et ordonné. L’armée est un des éléments de la fondation de l’Etat. Pas d’armée pas de nation. La remobilisation et le déploiement des FACA seront le début de la restauration de l’Etat.
Le retour des FACA permettra avec l’aide de la Minusca et la Sangaris l’identification de toutes les forces en face en vue d’envisager toutes solutions.
Nous disons, les FACA qui ne se sont pas illustrés dans les violences et les cruautés inutiles de cette crise ; ceux qui ont su garder les principes de ce métier. Les FACA de la défense du territoire et de la protection du peuple.
Les FACA qui savent que l’arme à feu n’est pas un objet de jeu de mort, on ne fait pas usage d’une arme à feu sans autorisation du chef et au pire des cas si on n’est pas en situation de danger. Les FACA doivent savoir que le corps humain est sacré, le civil est une cible de protection ; la mort d’un homme pour un militaire doit être considéré par lui comme une atrocité à ne pas accepter et donc quitte à lui de ne pas la commettre. Le militaire doit protéger toute personne vivant sur le territoire dont il a la mission de la défense, quelque soit sa peau, sa nationalité, sa croyance. Le métier de militaire n’est pas de tuer, ni de déposséder les gens, c’est défendre et protéger la vie des personnes, les propriétés et l’Etat.
Nous avons déjà dit, que de toute façon, les séléka et les anti-balaka ne disparaitront pas, ni aujourd’hui, ni demain, mais ce sera un long processus politique d’intégration, d’insertion et de réorientation.
Les séléka et les anti-balaka doivent reprendre une vie normale. Ceux qui les ont enrôlés les ont abandonnés; ce sont des humains et des centrafricains de surcroît; l’Etat a l’obligation de trouver pour eux une issue d’un retour à la vie normale. Ils ont droit à la vie et droit à une vie de famille. Ils doivent vivre comme tout le monde. Les séléka et les anti-balaka doivent comprendre que la situation dans laquelle ils se trouvent ne leur procurera jamais une vie satisfaisante. Pour avoir une vie satisfaisante, il faut avoir une vie de famille et travailler avec rigueur et passion. Il faut le retour à la vie normale pour tous. C’est la paix, et ça chacun de nous doit en apporter.
Robert ENZA
Entrepreneur leader politique



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
