Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

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Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné

Le BRDC dresse un réquisitoire sans appel contre dix ans de gouvernance Touadéra : routes mortes, écoles effondrées, armée inexistante et peuple abandonné
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le 18 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dix ans après l’accession de Faustin-Archange Touadéra à la magistrature suprême, le Bloc Républicains pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) tire un bilan dévastateur d’un régime qui a méthodiquement ruiné chaque secteur vital du pays.

 

Pour l’opposition réunie au sein du BRDC, les promesses de 2016 appartiennent désormais à une autre époque. Les routes de l’arrière-pays sont impraticables, coupant les paysans de tout débouché commercial. Les élèves apprennent sous les arbres, faute de salles. Les 67% de maîtres-parents qui portent à bout de bras un système éducatif sinistré ne reçoivent rien ou presque. L’université unique du pays manque d’amphithéâtres, de bibliothèques, de tout. Les hôpitaux soignent avec des mains nues. Les permis miniers s’obtiennent dans l’opacité la plus totale pendant que les rivières crèvent sous les rejets des sociétés extractives.

 

À l’est, selon le BRDC, Wagner a fabriqué une milice dénommée Wagner ti Azandé que Bangui ne contrôle plus. À l’ouest, des corps décapités témoignent du retour des vieux démons. La sécurité du territoire a été sous-traitée  à la Minusca hier, désormais à Wagner,  sans qu’une armée républicaine digne de ce nom ait jamais été construite. Le retrait progressif de la MINUSCA ouvre un vide que personne n’est en mesure de combler.

 

Sur le plan politique, le BRDC affirme que les prétendues élections groupées du 28 décembre 2025 ont achevé de détruire ce qui restait de légitimité au régime. Le BRDC avait appelé au boycott. Le peuple a suivi. Le stade 20 000 places lors de l’investiture était désert, les rares militants présents se battant pour trouver de l’eau à boire.

 

Et ce n’est pas tout! Le BRDC fonce et pense que la capitale Bangui n’est plus épargnée  par ce chaos : braquages dans les arrondissements, assassinats en milieu carcéral, tortures documentées dans les prisons. Un policier enlevé et exécuté dans ses propres locaux. Des arriérés de salaires qui s’accumulent. Une communauté financière internationale qui tourne le dos à un gouvernement incapable de réformer sa politique sur les hydrocarbures, maintenant délibérément les prix à la pompe pour appauvrir le consommateur centrafricain.

 

Le BRDC ne compte plus laisser Touadéra dormir sur ses deux oreilles. Il constate en plus que les terres de la périphérie, elles, partent en lambeaux. Chaque année, des portions du territoire national glissent vers les pays voisins qui profitent du vide de l’État. Aucune réaction officielle. Aucune conscience patriotique mobilisée depuis le palais.

 

Enfin, pour terminer, le BRDC sort son arme de la paix : le dialogue. Il exige désormais, comme il l’a fait toujours, un dialogue politique. Les consignes au peuple, précise l’organisation, viendront en temps voulu pour défendre la liberté, la dignité, et arracher la restauration de la démocratie à un régime qui a pris la Constitution, les ressources naturelles et l’avenir du pays en otage.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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