Les prix des produits de première nécessité connaissent une forte progression dans les marchés de Bangui, réduisant davantage le pouvoir d’achat des ménages déjà frappés par des revenus limités. La hausse concerne plusieurs denrées alimentaires indispensables, mais aussi le carburant, dont le coût influence directement les dépenses quotidiennes des familles. Dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, les consommateurs constatent une augmentation régulière des prix des produits de base. Les marchés restent approvisionnés, mais les quantités achetées par les familles diminuent en raison de la faiblesse des moyens financiers disponibles. La Vie Quotidienne au Marché de BegouaL’arachide figure parmi les produits dont le prix pèse lourdement sur les budgets. Une cuvette se vend actuellement autour de 13 000 francs CFA, un montant difficile à supporter pour de nombreux foyers qui utilisent cette denrée comme source importante de consommation et de revenus. Les autres produits alimentaires essentiels connaissent également des niveaux élevés. La petite cuvette de manioc atteint environ 2 500 francs CFA, tandis que celle de maïs se négocie autour de 4 000 francs CFA. Pour les ménages, ces dépenses représentent une part importante des revenus journaliers et obligent souvent à réduire les quantités achetées. Les produits complémentaires indispensables au quotidien suivent la même tendance. L’huile de cuisson, le savon et d’autres articles de première nécessité prennent une place plus importante dans les dépenses familiales. Cette augmentation limite les capacités des ménages à consacrer des ressources à d’autres besoins comme la santé, l’éducation ou le transport. Le secteur de la viande connaît également une hausse des prix. Le kilogramme de viande de bœuf se vend autour de 4 000 francs CFA, un tarif qui rend ce produit moins accessible pour une partie importante de la population. Cette augmentation générale du coût de la vie touche aussi les déplacements. La hausse des prix du carburant à la pompe entraîne une pression supplémentaire sur les frais de transport, affectant les travailleurs, les commerçants et les usagers des transports collectifs à Bangui. Face à cette évolution, de nombreux ménages adaptent leurs habitudes de consommation en privilégiant les produits les moins coûteux et en réduisant certaines dépenses. La progression des prix des denrées alimentaires et de l’énergie continue ainsi de peser sur le quotidien des familles centrafricaines. Par Anselme Mbata