Assassinat de Baba Kotta, un important opérateur économique très connu à Bambari

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Un important opérateur économique de Bambari, très connu au sobriquet de Baba Cotta, a été tué dimanche 9 février 2025 dans une embuscade près du village Mbodou, situé à 25 kilomètres d’Alindao, sur la route de Bambari, 505 kilomètres de Bangui la.
L’attaque s’est produite vers 12 heures alors que Baba Kotta était en route pour regagner la ville de Bambari après ses activités hebdomadaires sur les marchés de Bokolobo et d’Alindao. Les assaillants ont ouvert le feu sur son véhicule, causant sa mort sur le coup.
Baba Cotta, figure importante du transport logistique dans la préfecture de la Ouaka et de la Basse-Kotto, effectuait régulièrement la navette entre Bambari et les marchés environnants. Chaque samedi, il quittait Bambari pour les marchés de Bokolobo et d’Alindao, où il passait la nuit avant de rentrer le dimanche.
Deux femmes, également passagères dans le véhicule de Baba Kotta, ont été blessés lors de cette attaque. Les victimes ont d’abord été transportées à l’hôpital de Nzéreté pour les premiers soins, avant d’être transférées vers l’hôpital d’Alindao. La dépouille mortelle de Baba Cotta a été déposée à la mosquée centrale d’Alindao vers 13 heures avant d’être inhumé dans le respect familial.
Cette attaque dévoile une fois de plus la persistance de l’insécurité sur cet axe commercial stratégique de la Ouaka, une région déjà marquée par de nombreux incidents similaires ces derniers mois.
Rappelons que le mois de novembre dernier, l’un des camions du transporteur Baba Kotta avait été incendié sur l’axe Bambari Ippy. Mais cette fois, c’est lui-même qui est mort dans l’attaque des hommes armés, visiblement bien renseignés sur ses déplacements.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)