
Le coordonnateur du BRDC Crépin-Mboli Goumba conteste les arguments juridiques avancés par les bras cassés de la septième république pour justifier l’arrestation des cinq jeunes leaders de la société civile.
Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, les arrestations du 15 octobre 2026 à Bangui constituent une violation des libertés constitutionnelles. Invité de l’émission « Face à l’actualité », le président du parti PATRIE et coordonnateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a vivement critiqué les explications fournies par les autorités centrafricaines. L’avocat estime que les responsables chargés de faire respecter la loi en donnent une interprétation contraire aux principes fondamentaux du droit.

Des arrestations que l’avocat juge illégales
Interrogé sur la situation des jeunes responsables de la société civile arrêtés après la journée ville morte du 12 octobre, Crépin Mboli-Goumba n’a pas cherché à atténuer ses critiques. Il qualifie leur interpellation d’illégale et conteste les arguments présentés pour justifier leur détention. À ses yeux, les autorités ont transformé une initiative de protestation pacifique en affaire judiciaire.
L’avocat insiste particulièrement sur les garanties qui encadrent l’exercice des libertés publiques. Il rappelle que la Constitution centrafricaine protège les citoyens dans l’expression de leurs revendications. Ces protections ne disparaissent pas lorsqu’une manifestation déplaît au gouvernement. Elles doivent, au contraire, guider l’action des institutions chargées de maintenir l’ordre.
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Des arguments juridiques qui provoquent sa colère
Le coordonnateur du BRDC reproche aux autorités une mauvaise compréhension des règles procédurales. Il estime que leurs explications publiques révèlent de graves insuffisances dans l’application des garanties constitutionnelles. Sa critique vise directement la manière dont les responsables politiques et judiciaires présentent les faits reprochés aux personnes arrêtées.
« Quelquefois, je voudrais prendre le temps de la confidence pour le dire, lorsque nos autorités, dans leur expression publique, cherchent à justifier un certain nombre de choses, j’espère que le monde ne nous écoute pas parce que c’est une honte », déclare-t-il. Cette réaction traduit son indignation devant les justifications avancées par les représentants de l’État.
Une protestation protégée par les engagements internationaux
Crépin Mboli-Goumba rappelle également que la protection des libertés ne repose pas uniquement sur la législation nationale. La République centrafricaine est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques depuis 1981. Ce texte reconnaît notamment la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique, dans les conditions prévues par ses dispositions.
Pour l’avocat, ces engagements imposent aux autorités de respecter les droits des citoyens, y compris lorsqu’ils contestent une décision gouvernementale. Il considère que les responsables de la société civile ont exercé une liberté reconnue par les textes. Leur arrestation constitue donc, à ses yeux, une réponse contraire aux obligations juridiques de l’État.
Un hommage aux jeunes responsables arrêtés
Au-delà de ses critiques juridiques, le président du PATRIE a tenu à saluer le courage des jeunes militants concernés. Il rappelle que certains étaient encore peu connus du grand public avant leur mobilisation contre l’augmentation des prix du carburant. Leur engagement leur a donné une visibilité nationale, dans des circonstances particulièrement difficiles.
L’avocat affirme avoir reçu des informations concernant leur comportement en détention. Il décrit des jeunes déterminés, qui continuent de défendre leurs convictions malgré leur privation de liberté. Pour lui, leur attitude témoigne d’une maturité politique qui mérite d’être reconnue.
Le coordonnateur du BRDC dénonce une violation flagrante des libertés constitutionnelles en ciblant la société civile centrafricaine.
« Il y a des choses plus grandes que les armes. Il y a des choses plus grandes que la force », affirme Crépin Mboli-Goumba. Il estime que la détermination d’un citoyen à défendre une cause peut résister aux pressions exercées contre lui. Une conviction qu’il associe directement au parcours de ces jeunes responsables de la société civile.
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