Sam-Ouandja : un civil torturé par 5 soldats FACA, la foule en colère

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Sam-Ouandja : un civil torturé par 5 soldats FACA, la foule en colère

 

Sam-Ouandja : un civil torturé par 5 soldats FACA, la foule en colère
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Sam-Ouandja, dans la Vakaga, cinq soldats FACA ont grièvement blessé un civil sans raison valable, mardi à 19 heures. Face à cet acte criminel d’un autre genre, les habitants laissent éclater leur colère.

 

En effet, ce mardi 2 avril 2025, vers 19 heures, un incident révoltant s’est déroulé à Sam-Ouandja, une localité de la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Un jeune homme, qui roulait paisiblement sur sa moto, a été violemment agressé par cinq soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). La population, excédée, est descendue dans la rue pour crier son ras-le-bol face à ce énième dérapage. Voici les faits, racontés simplement par notre correspondant dans la ville, mais avec la gravité qu’ils méritent.

 

Le jeune homme revenait de l’hôpital, où il était allé rendre visite à un proche. Il faisait nuit, et comme partout dans les coins reculés du pays, l’obscurité règne : pas d’électricité, pas de lampadaires, juste le noir total. Pour voir où il allait, le jeune homme avait allumé le phare de sa moto, et d’ailleurs c’est  une évidence pour quiconque roule dans ces conditions. En descendant la pente qui mène de l’hôpital vers le centre de Sam-Ouandja, il a croisé cinq soldats FACA qui, eux, montaient à pied, probablement pour rejoindre leur base.

 

Ce qui s’est passé ensuite défie toute logique. Les soldats lui ont fait signe de s’arrêter. Il a obéi, sans histoire. Mais là, ils lui ont reproché d’avoir son phare allumé. Selon eux, la lumière les gênait, les « aveuglait ». Le jeune homme, calmement, a expliqué l’évidence : la nuit, sans phare, on ne voit rien, on risque l’accident. Il s’est excusé, cherchant à apaiser la situation. Mais les soldats n’ont rien voulu entendre. Pour eux, c’était une provocation, une insulte. Ils l’ont accusé de faire exprès, de vouloir les éblouir. Et puis, sans crier gare, ils se sont jetés sur lui.

 

Ils l’ont roué de coups. Pas juste une altercation rapide, non : une vraie correction, brutale, gratuite. Le jeune homme s’est retrouvé à terre, blessé, incapable de se défendre face à ces cinq militaires armés. Aujourd’hui, il est de retour à l’hôpital, dans un état sérieux, à cause de cette attaque insensée.

 

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la ville de Sam-Ouandja. Vers 19 heures, alors que la nuit tombait, des habitants sont sortis dans les rues, furieux. Ils ont manifesté, hurlant leur colère contre ces soldats qui, censés les protéger, se transforment trop souvent en bourreaux. Ils ont décidé qu’assez, c’était assez : demain, mercredi 3 avril, le marché restera fermé. Personne ne vendra quoi que ce soit aux FACA. Un boycott, une manière de dire que la coupe est pleine.

 

Et comment leur donner tort ? Cet épisode n’est pas une énigme. Il montre, brut et clair, à quel point ces soldats ont perdu leur cerveau humain. Rouler la nuit sans lumière dans un village plongé dans le noir, c’est du bon sens, pas un crime. Pourtant, ces militaires ont vu dans un simple phare une offense personnelle, une raison pour cogner. Leur réaction n’a aucun fondement, aucune excuse. Elle trahit un vide : pas de discipline, pas de retenue, pas de respect pour ceux qu’ils devraient défendre.

 

Eh oui, les habitants de Sam-Ouandja entendent souvent que les FACA, formées par des mercenaires russes, ont hérité d’une mentalité des animaux, dénuée de toute notion d’honneur militaire. Ce soir-là, à Sam-Ouandja, ça s’est vérifié. Ces soldats ne se comportent pas comme une armée nationale, mais comme des hommes livrés à leurs pires instincts. Tabasser un civil pour une broutille, c’est l’acte de voyous, pas de protecteurs. Et quand la population en arrive à fermer ses marchés pour leur tourner le dos, c’est qu’elle n’y croit plus aux soldats FACA.

 

Ce qui s’est passé à Sam-Ouandja n’est pas juste une anecdote. C’est un signal, un cri. Une moto dans la nuit, un phare allumé, et cinq soldats qui s’en prennent à un homme sans défense : voilà où en est cette force censée incarner l’ordre. La Vakaga, comme tant d’autres régions, mérite mieux que cette violence absurde. La population, elle, ne demande qu’à vivre sans peur. Mais tant que des soldats agiront ainsi, sans cervelle ni conscience, la colère ne fera que grandir. Et elle a toutes les raisons d’être là….

 

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