Zémio : l’arrestation du milicien « Balle »  ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos

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Zémio : l’arrestation du milicien « Balle »  ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos

 

Zémio : l’arrestation du milicien « Balle » ce mercredi 2 mars a failli basculer la ville dans le chaos
Deux jeunes miliciens Azandés , en garde à vue à la gendarmerie de Zemio après l’assassinat de trois éleveurs Peuls

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce mercredi 2 avril 2025, la ville de Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine, a été secouée par une vague de colère et de chaos après l’arrestation d’un milicien azandé, connu sous le surnom de « Balle ». L’opération, menée par des mercenaires russes, a mis le feu aux poudres dans une ville déjà sous tension. La foule, fidèle toujours et toujours aux miliciens Azandés, a tenté de le libérer, provoquant une série d’affrontements qui ont failli dégénérer en catastrophe.

 

Tout a commencé dans la matinée du 2 avril 2025. Le milicien azandé, alias Balle , qui avait passé les derniers jours dans la brousse au côté des miliciens Azandé et commettent des exactions, était revenu à Zémio, pensant peut-être que ses mouvements étaient passés inaperçus. Grossière erreur. Les mercenaires russes, dont les réseaux d’information semblent couvrir chaque recoin du pays, l’avaient repéré. Soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de deux jeunes Peuls, âgés de 20 et 22 ans, le 15 mars dernier, alors qu’ils rentraient d’une inscription sur les listes électorales à Zemio, le milicien Azandé a été localisé par les Wagner et arrêté sans ménagement. Rappelons que les assaillants, nombreux ce jour-là où les deux jeunes Peuls avaient été sauvagement assassinés, avaient pris la fuite après le crime, mais lui, monsieur Balle,  était revenu à Zemio, confiant ou imprudent.

 

Dès que « Balle » a été arrêté et emmené à la gendarmerie, une foule immense s’est rassemblée. Les habitants, dont beaucoup soutiennent encore les miliciens Azandés malgré leurs actes, ont quitté le marché pour marcher sur la gendarmerie où il était détenu. Leur objectif : le libérer par la force. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont dû tirer en l’air sans relâche pour les tenir à distance. Repoussés, les manifestants ont alors dirigé leur colère vers la maison de madame le maire, qu’ils ont menacé de détruire. Là encore, les casques bleus népalais de la MINUSCA ont bloqué leur avancée, protégeant la résidence.

 

Mais le pire a failli arriver quand la foule s’est tournée vers le quartier musulman. Avec des cris de vengeance, ils ont annoncé vouloir « fouiller » le secteur, un prétexte clair pour s’en prendre à une communauté qu’ils accusent de tous les maux. Les casques bleus et les FACA, déployés en urgence, ont réussi à sécuriser le quartier, évitant un massacre. Ce soir, la tension reste palpable, et Zémio retient son souffle.

 

Mais cet事件 n’est que la partie visible d’un problème bien plus profond. Les exactions des miliciens azandé se sont multipliées ces derniers jours. Cinq jours avant le 15 mars, soit le 10 mars, ils ont assassiné un Peul venu acheter des vivres pour le Ramadan, un acte qui a choqué la communauté musulmane. Après le meurtre des deux jeunes Peuls le 15 mars, ils ont enlevé quatre personnes qui revenaient de Zemio pour Mboki, où elles s’étaient rendues pour se soigner. Ces victimes ont été interceptées sur la route de Mboki, au croisement Berri, et à ce jour, leurs corps n’ont pas été retrouvés. Puis, une semaine avant l’arrestation, le 28 mars, ces mêmes miliciens ont tendu une embuscade à 20 km de la ville, tuant un casque bleu kényan de la MINUSCA. Ces crimes, commis en série, témoignent d’une violence déchaînée et d’une impunité apparente.

 

Rappelons que la multiplication de ces actes a des conséquences dramatiques. La communauté musulmane, particulièrement les Peuls, vit dans une peur constante, ciblée par des miliciens azandé qui les accusent de soutenir l’UPC. Les enlèvements et assassinats ont semé la panique, vidant les routes et paralysant les échanges avec Mboki. L’attaque contre le casque bleu a, quant à elle, renforcé la méfiance envers les forces internationales, déjà critiquées localement, tout en exposant la faiblesse de l’État face à ces groupes armés. À Zémio, le tissu social se déchire : la colère des uns répond à la terreur des autres, et la ville, déjà fragile, risque de s’effondrer sous le poids de ces tensions. Sans une intervention ferme pour désarmer ces miliciens et protéger les civils, le chaos tant redouté ce mercredi pourrait devenir une réalité quotidienne….

 

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