Vakaga : Le spectre d’une guerre entre anciens alliés Goula et Kara allumée par les urnes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Les récentes législatives dans la commune de Ouandja ravivent de dangereuses rivalités intercommunautaires. À l’extrême nord-est de la République centrafricaine, le scrutin menace de fracturer la préfecture de la Vakaga.
Le processus électoral dans la commune de Ouandja débouche sur une crise ouverte. Le député sortant, Monsieur Chengaba Rossni Dekalve, qui portait les couleurs du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis, a subi une double défaite. Il a été battu dès le premier tour, puis au second tour, par le candidat indépendant Youssouf Hilaire. Les deux rivaux appartiennent pourtant à la même communauté, l’ethnie Goula.
Le contentieux a quitté le terrain des urnes pour prendre une tournure juridique et identitaire. Monsieur Chengaba Rossni Dekalve a déposé un recours officiel devant la Cour constitutionnelle afin d’annuler les résultats. Dans sa requête, le parlementaire déchu reproche au candidat indépendant d’avoir utilisé l’image du président Touadéra et d’avoir arboré des t-shirts à son effigie durant la campagne. Selon sa ligne de défense, seul le candidat officiel du parti présidentiel possède le droit de se réclamer du chef de l’État.
Cette contestation locale s’est rapidement propagée à l’échelle de la préfecture, touchant directement la ville de Birao. Les partisans de Monsieur Chengaba Rossni Dekalve accusent le sultan-maire de Birao d’avoir apporté un soutien total et décisif au candidat indépendant Youssouf Hilaire. Un militant du député sortant a publié sur les réseaux sociaux des messages virulents à l’égard de l’autorité locale. Ce message stipule que la rivalité électorale oppose uniquement des membres de l’ethnie Goula et doit se régler entre eux. Il dénonce l’ingérence du sultan-maire qu’il associe à sa propre communauté, l’ethnie Kara.
La réponse des partisans du maire de Birao ne s’est pas fait attendre. Un autre internaute a pris la parole sur les plateformes numériques pour répliquer et proférer des menaces directes contre le premier auteur. Cet échange de propos haineux fait craindre une bascule de la parole aux actes. Le risque est grand de voir ce conflit verbal se transformer en affrontements armés entre les communautés Goula et Kara.
Ce basculement potentiel inquiète particulièrement les observateurs en raison du passé récent de la région. En 2020, les Kara et les Goula avaient formé une alliance militaire pour combattre les ethnies Rounga et Sara, massivement représentées au sein du groupe rebelle FPRC de Noureddine Adam. Cette guerre passée avait provoqué des centaines de morts, des dizaines de milliers de déplacés et la destruction totale des infrastructures et des marchés locaux. Ces exactions font d’ailleurs l’objet d’enquêtes et de procès devant la Cour pénale spéciale, qui traite ce dossier à travers plusieurs phases d’audiences.
Aujourd’hui, l’alliance de 2020 a volé en éclats et les anciens frères d’armes s’observent avec une hostilité mutuelle. La situation s’envenime à cause de l’implication de figures politiques de Bangui. Le député sortant Chengaba Rossni Dekalve bénéficie de l’appui direct du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Or, ce membre du gouvernement souffre d’un rejet massif de la part de la population, tant au niveau national que dans la Vakaga. Son parrainage politique produit un effet inverse à celui recherché, fragilisant chaque candidat qu’il soutient. Ce scénario se reproduit à l’identique à Ouanda-Djallé, où l’ancien ministre du Commerce, Monsieur Hassan Kombé, se trouve lui aussi en mauvaise posture en raison du soutien du garde des Sceaux.
Par Ibrahim Moussa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
