Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

Rédigé le 15 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans son édition du 12 janvier, le quotidien L’Hirondelle prête à Trump des déclarations hostiles contre la Centrafrique. Pourtant, nos vérifications à la source ne confirment pas ces informations.
Dans son journal publié le 12 janvier 2026, le quotidien L’Hirondelle publie des citations entières qu’il attribue au président américain. Trump aurait dénoncé Touadéra sur les réseaux sociaux. Trump aurait parlé de la Centrafrique à la télévision depuis la Maison Blanche. Trump aurait condamné les résultats électoraux et la candidature à un troisième mandat. Mensonge. La Maison Blanche n’a rien publié. Le Département d’État n’a rien publié. Le Trésor américain n’a rien publié. La presse internationale n’en parle pas. Ces déclarations n’existent pas.
Les phrases mises dans la bouche de Trump par Wagner ne ressemblent même pas à son style. Elles sonnent faux. Elles ressemblent à des slogans mal traduits, à des formules bricolées par quelqu’un qui ne connaît pas la communication américaine. Personne ne parle comme ça à Washington. Personne n’écrit comme ça dans une déclaration présidentielle. C’est du mauvais théâtre à l’ivoirienne.
L’article mélange ensuite tout dans le désordre. Il parle d’offensive régionale sans dire laquelle. Il parle de sanctions sans en citer une seule. Il parle d’hostilité coordonnée sans montrer le moindre fait. Aucun pays voisin n’a bougé contre Bangui. Aucune organisation africaine ou internationale n’a condamné les élections. Aucun sommet n’a décidé quoi que ce soit. Tout est inventé de bout en bout par ses auteurs qui ne sont que les mercenaires russes et le dictateur de Bangui.
Puis vient la partie sur les minerais. La Centrafrique serait devenue la cible des grandes puissances à cause de ses richesses. Eh! Hirondelle! Mensonge encore. Où sont les investisseurs ? Où sont les chiffres ? La RCA n’intéresse personne. Ce n’est pas un pays prioritaire dans les calculs internationaux. Personne ne se bat pour contrôler Bangui. Cette histoire sert juste à gonfler l’importance du régime et à justifier sa fermeture.
Le journal balance ensuite des acronymes et des noms de projets : corridor CD-13, agropole de Boukoko, PARAM, PRADAC, CEMAC, ICRA. Aucun lien entre eux. Aucune explication. Juste une liste jetée là pour impressionner. Le Cameroun est même accusé d’avoir été déstabilisé par la situation centrafricaine. Affirmation lourde et gratuite. Vraiment Hirondelle! Fait attention avec les texte produits par les Wagner. C’est tellement idiot que même les bébés ne vont pas y croire à de tel mensonge.
Ce texte ne raconte pas une crise diplomatique. Il trahit la panique du pouvoir. Touadéra et son entourage ont peur de la contestation interne. Ils savent que les élections sont contestées. Ils savent que la légitimité vacille. Alors ils inventent un ennemi extérieur. Ils fabriquent une menace internationale pour détourner l’attention. La méthode est vieille et connue.
Wagner et les conseillers russes ont monté cette opération. Ils connaissent bien ces techniques de désinformation. Ils savent comment créer un climat de siège. Ils savent comment transformer la critique en complot. Ils ont fait pareil ailleurs. Ils recommencent ici. L’Hirondelle sert de relais. Le journal ne vérifie rien. Il publie ce qu’on lui donne et on paye. C’est l’argent qui l’intéresse.
En acceptant de publier ce texte sans vérifier quoi que ce soit, L’Hirondelle abandonne le journalisme. Le quotidien devient un outil de propagande. Il ne s’agit plus d’informer les lecteurs mais de les manipuler. On leur raconte une histoire fausse pour justifier la fermeture du régime et l’interdiction de toute opposition.
La Centrafrique n’est pas au centre des préoccupations mondiales. Personne ne prépare d’intervention. Personne ne complote contre Touadéra depuis Washington ou Bruxelles. Cette fiction sert uniquement à masquer les problèmes internes. Elle évite de parler de la Constitution violée, des résultats truqués, de l’opposition réprimée.
Les phrases attribuées à Trump sont tellement grossières qu’elles devraient alerter tout lecteur attentif. Leur ton, leur construction, leur contenu ne correspondent à rien de connu dans la communication politique américaine. Elles sentent la fabrication. Elles sentent la panique. Elles sentent le bricolage rapide fait pour impressionner sans convaincre.
Cette confusion permanente entre réalité et invention finit par détruire toute crédibilité. Elle empêche tout débat sérieux sur l’avenir du pays. Elle remplace l’analyse par la peur. Elle remplace les faits par les fantasmes. Elle transforme la politique en spectacle mal joué.
Wagner et ses hommes tirent les ficelles. Ils dictent le récit. Ils fournissent les éléments de langage. Le régime les reprend. L’Hirondelle les publie. La boucle est bouclée. La propagande fonctionne en circuit fermé. Personne ne vérifie. Personne ne contredit. Le mensonge circule librement.
Ce genre de publication montre à quel point le pouvoir est fragilisé. Un régime solide n’a pas besoin d’inventer des ennemis extérieurs. Un régime légitime n’a pas besoin de fabriquer des complots internationaux. Cette nervosité, ce besoin de créer des menaces imaginaires, cette urgence à publier n’importe quoi sans vérifier trahissent une angoisse profonde.
Par Gisèle MOLOMA
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