De Bangui à l’arrière-pays : Mboli-Goumba dénonce l’effondrement socio-économique de la RCA

Maître Crépin Mboli-Goumba livre un réquisitoire sans complaisance sur la situation catastrophique du pays.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Dans une intervention à la radio Ndékè Luka, le leader du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a livré un diagnostic impitoyable de l’état de la République centrafricaine. Crépin Mboli-Goumba n’épargne aucun aspect de la gestion gouvernementale, pointant du doigt une décennie d’échecs qui plonge le pays dans une spirale destructrice.
La capitale Bangui, située au cœur du pays, incarne selon lui tous les dysfonctionnements du système. “Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas de travail”, énumère-t-il sans détour. Cette absence des services élémentaires s’accompagne d’autres fléaux : divisions communautaires, insécurité galopante, réseau routier défaillant et pollution généralisée. Pour Mboli-Goumba, la capitale Bangui s’est muée en “enfer” pour ses habitants.
Si Bangui souffre, l’arrière-pays endure une situation encore plus dramatique. Le responsable politique évoque “l’enfer que vivent nos compatriotes de l’intérieur du pays”, une formule qui résume la détresse des populations rurales. Dans des villes comme Bossangoa (305 km de Bangui), Bambari (385 km) ou Berberati (584 km), les carences sont amplifiées par l’éloignement et l’abandon des autorités centrafricaines.
L’homme politique impute cet effondrement à une décennie de mauvaise gouvernance. “Après 10 ans de rien”, déplore-t-il, fustigeant l’incapacité du pouvoir à apporter des réponses concrètes aux attentes légitimes des citoyens. Il dénonce particulièrement l’attitude des dirigeants lors du récent congrès du parti au pouvoir, le MCU, où des Centrafricains ont été, selon ses termes, “vilipendés” au lieu d’être écoutés.
Face à cette situation, Mboli-Goumba appelle à un sursaut de lucidité. Un leadership responsable devrait, selon lui, reconnaître ses limites et “passer la main” à d’autres parmi les cinq millions de Centrafricains aptes à redresser la barre. Il réclame également des excuses publiques pour les “conséquences sur des vies humaines” générées par ces années d’échecs.
Cette charge frontale du leader du BRDC dessine le portrait d’un pays en perdition, où l’absence de services essentiels, conjuguée à l’insécurité et aux fractures sociales, menace la stabilité nationale. De Bangui aux confins de l’arrière-pays, la même détresse unit les Centrafricains dans une épreuve commune qui appelle des solutions urgentes et une refondation politique profonde.
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