
Bangui, CNC. Le samedi 21 septembre dernier, les mercenaires russes du groupe Wagner ont semé la terreur sur un site minier à Mbangana, près de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Après avoir terrorisé la population de Sam-Ouandja la veille, ces hommes armés ont lancé une attaque meurtrière à Mbangana, faisant près d’une dizaine de victimes parmi les ouvriers.
Un témoin local raconte l’horreur : “Les Russes sont arrivés comme des fous furieux. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Même un jeune Goula, originaire du village de Manou près de Gordile, a été abattu sans raison. C’était un vrai carnage“.
La prise de contrôle de site minier de Mbangana.
Cette attaque s’inscrit dans une stratégie plus large des mercenaires Wagner visant à s’accaparer les ressources minières du pays. Un ancien mineur explique : “Ils veulent qu’on abandonne les mines pour devenir cultivateurs. Mais c’est notre seul gagne-pain depuis des générations. On ne sait rien faire d’autre. Comment allons-nous survivre?”
Les Wagner justifient leurs exactions en accusant les mineurs d’être des “groupes armés”. Une tactique dénoncée par un responsable local : “C’est un prétexte pour nous chasser et s’emparer de nos richesses. Nous ne sommes que de pauvres travailleurs pris entre le marteau des mercenaires et l’enclume des vrais groupes rebelles”.
Un obstacle majeur à la paix.
Cette mainmise des Wagner sur les mines ne se limite pas à la Haute-Kotto. Des situations similaires sont signalées dans l’Ouham , l’Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Lobaye et la Mambéré-Kadéï. Un expert en sécurité souligne l’ironie de la situation : “Le gouvernement se bat pour lever l’embargo sur les diamants. Mais ce sont finalement les mercenaires russes qui en profitent, exactement comme les groupes armés auparavant”.
La présence des Wagner compromet les efforts de paix. Un diplomate africain affirme : “Ces mercenaires sont eux-mêmes un groupe armé non-étatique. Leur contrôle des mines est un obstacle majeur à la levée de l’embargo sur les armes. Ils perpétuent le cycle de violence qu’ils prétendent combattre“.
Alors que la population souffre, prise en étau entre différentes factions, l’avenir de la Centrafrique s’assombrit. L’exploitation illégale des ressources par les mercenaires russes menace non seulement la stabilité du pays, mais aussi les espoirs de développement économique tant attendus par les Centrafricains.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)