FACA : Des officiers fantômes pour une armée fantoche

La récente attaque de la CPC à Ngarba, à la frontière tchado-centrafricaine, a une nouvelle fois dévoilé les graves dysfonctionnements au sein des Forces armées centrafricaines (FACA). Le bilan est lourd : un militaire tué, le chef de détachement, un sergent-chef, pris en otage, puis libéré par la population, et la fuite honteuse des autres soldats vers le village d’Akroussoulback.
Les FACA : une armée de façade avec des officiers fantômes.
Comment expliquer un tel fiasco ? Selon un observateur militaire centrafricain qui souhaite rester anonyme, la réponse est simple : “L’armée centrafricaine n’existe que sur le papier avec des officiers fantômes. On envoie au front des jeunes sans expérience, de véritables chair à canon, pendant que les fils d’officiers et les proches du pouvoir restent confortablement installés à Bangui“.
En plus de cela, le népotisme gangrène les plus hauts rangs de l’armée. Notre source affirme : “Le chef d’état-major actuel n’a jamais commandé une unité militaire ni mis les pieds en province. Son bureau empeste l’alcool chaque jour. Son fils est devenu un officier supérieur en un temps record, sans aucune expérience de terrain“.
Une hiérarchie déconnectée du terrain des officiers fantômes.
L’incompétence de la hiérarchie militaire est flagrante. Le chef des opérations, un officier sac à dos, le général Sakama, n’a lui non plus jamais dirigé d’unité de combat. Quant au ministre de la Défense, ses visites sur le terrain se comptent sur les doigts d’une main.
Pendant ce temps, les soldats au front manquent cruellement de moyens. “Ils se battent avec les moyens du bord, sur des motos ou même des vélos“, déplore notre informateur. A Ngarba et Amdafock, ce sont de simples sergents qui dirigent les détachements, faute d’officiers qualifiés. Ils sont tous des officiers fantômes pour une armée fantoche.
Un bataillon soi-disant d’élite réservé aux proches du pouvoir.
Comble du scandale, le président Baba Kongoboro a créé un bataillon d’intervention rapide (BIR) composé uniquement de ses proches. “Le BIR ne quitte jamais Bangui. C’est une garde prétorienne destinée à protéger le régime, pas le pays”, s’indigne notre source.
Face à cette situation alarmante, l’avenir des FACA semble bien sombre. Comment une armée gangrenée par le népotisme et l’incompétence pourrait-elle assurer la sécurité du pays ? Les Centrafricains méritent mieux que cette mascarade militaire qui les met en danger.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)