Dieudonné Ngoumbango dénonce  le système  Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger

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Dieudonné Ngoumbango dénonce  le système  Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger

 

Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l'État, que valent encore les hôpitaux du pays ?
Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui

Dieudonné Ngoumbango  du parti centriste accuse le pouvoir d’avoir organisé un apartheid sanitaire entre élites et population.

 

Rédigé le 15 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dieudonné Ngoumbango  accuse le président Touadéra d’avoir délibérément abandonné les Centrafricains à un système de santé défaillant, tout en réservant les soins de qualité aux élites et aux proches du pouvoir, soignés à l’étranger. Invité de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le coordinateur de la plateforme des partis centristes dresse un tableau sévère d’un pays où l’hôpital public ne sauve plus, mais enterre.

 

Alors que le Mouvement Cœurs Unis prépare la reconduction du président sortant Faustin Archange Touadera, Dieudonné Ngoumbango  dénonce une politique sanitaire caractérisée par l’inaction, l’inégalité d’accès aux soins et un mépris assumé pour la population. « Le taux de mortalité infantile est de 123 pour 1000. Ce chiffre est l’un des pires au monde », martèle-t-il, soulignant que ces statistiques ne sont pas abstraites : elles traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles abandonnées.

 

Dans ses propos, Dieudonné Ngoumbango  décrit un système de santé vidé de ses moyens humains et matériels. « À l’intérieur du pays, certains hôpitaux n’ont qu’un ou deux médecins. Et encore », affirme-t-il, dénonçant une couverture sanitaire réduite à des slogans. Il balaie d’un revers de main les arguments du régime sur les prétendues avancées dans le secteur : « Ils disent avoir construit des structures sanitaires ? Qu’ils nous montrent une seule équipée d’un plateau technique digne de ce nom ».

 

Pour lui, le pouvoir en place s’est contenté d’annonces sans effets, tandis que la population meurt faute de soins primaires. Les femmes enceintes et les enfants sont, selon ses mots, « les premières victimes de cette négligence organisée ». Même les soins dits gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont, selon lui, un leurre : « La gratuité sans équipements, sans médicaments, sans médecins, c’est de la poudre aux yeux. »

 

Le contraste qu’il dénonce est frontal : alors que les Centrafricains n’ont pas accès à un simple test sanguin ou à une échographie, les dignitaires du régime s’envolent vers l’Europe dès le moindre malaise «. Les ministres, les directeurs, les proches du chef de l’État sont tous soignés à l’étranger. Même le président lui-même », rappelle-t-il. Cette situation, selon lui, montre à quel point le pouvoir méprise le système qu’il est censé bâtir.

 

Dieudonné Ngoumbango  va plus loin, en parlant de trahison : « Ce régime sait que le système est en ruine. Il le sait parce qu’il l’a conçu ainsi. Et plutôt que de le réparer, il réserve les soins aux puissants. » Selon lui, cette fuite permanente vers des hôpitaux étrangers est la preuve que même les tenants du pouvoir n’ont plus confiance dans le système public qu’ils administrent.

 

Face à ce constat, Ngoumbago remet en question la légitimité même d’une candidature à un nouveau mandat. « Après dix ans à la tête de l’État, et cinq ans comme Premier ministre avant cela, Touadéra n’a rien fait pour changer la donne », tranche-t-il. Il rejette l’argument selon lequel la reconduction du président serait un choix populaire, parlant plutôt d’un système verrouillé où les réalités sont niées, et les échecs maquillés.

 

Pour Dieudonné Ngoumbango, la pauvreté du système sanitaire est le reflet d’une gouvernance globale défaillante. Il ne s’agit pas d’une négligence ponctuelle, mais d’un choix assumé d’abandonner les plus vulnérables. « Un président qui fuit ses propres hôpitaux pour se faire soigner ailleurs n’a plus sa place à la tête du pays », affirme-t-il.

 

Dieudonné Ngoumbango  conclut son intervention par un appel clair : rejeter un modèle où les élites vivent dans un autre monde, pendant que le peuple meurt dans l’indifférence. « On ne peut pas continuer avec un régime qui soigne les puissants à Paris et laisse les Centrafricains mourir à Bouar ou Bambari faute d’un simple médicament », dénonce-t-il.

 

Selon lui, cette fracture entre les dirigeants et les dirigés est désormais trop profonde pour être ignorée. Elle exige un changement de cap et une remise en cause du système actuel. « Un pays qui n’a pas de système de santé n’a pas d’avenir », conclut-il.

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