David Gbeti dénonce Emile Gros-Rémond Nacombo : “Il vend le patrimoine municipal en cachette”

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David Gbeti dénonce Emile Gros-Rémond Nacombo : “Il vend le patrimoine municipal en cachette”

 

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Reception-du-paquet-de-gants-par-le-President-de-la-delegation-de-la-ville-de-Bangui-Emile-Gros-Nakombo – RCA : quand un don d’un Libanais de Skaïky à la mairie de Bangui fait rire les réseaux sociaux

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le secrétaire général de la mairie de Bangui, David Gbeti , dans une interview sur les antennes de la radio Ndèkè-Luka, accuse le président de la délégation de brader les biens publics sans autorisation.

 

David Gbeti a sorti les dossiers les plus sensibles. Derrière les murs de la mairie, le secrétaire général accumule depuis des mois les plaintes de citoyens dépossédés. Emile Gros-Rémond Nacombo, premier responsable de la commune, signerait des contrats de vente sans passer par les instances légales. Les terrains municipaux changent de mains dans l’opacité la plus totale.

 

La place des contenaires et l’unité au Rwandais ont été vendues. Personne au conseil municipal n’a été informé de ces transactions. Gbeti affirme recevoir régulièrement des réclamations de particuliers qui découvrent ces opérations après coup. Certaines personnes morales se manifestent également, mais leurs protestations restent sans réponse.

 

L’affaire du garage de l’Akuanga a particulièrement enflammé les esprits. Les jeunes du quartier sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère. Ce bien public aurait été cédé dans les mêmes conditions troubles. Le conseil municipal, pourtant seul organe habilité à délibérer sur ces questions, n’a jamais été convoqué pour valider cette vente.

 

Les contrats signés sur l’axe Ucatex suivent le même schéma. Nacombo appose sa signature sur des documents engageant la commune sans consulter quiconque. Le département de tutelle ignore ces transactions. Le ministère des Finances lui-même n’est pas au courant. Gbeti, en tant que patron de l’administration, cherche en vain les traces de ces accords dans les archives officielles.

 

Cette absence de contrôle démocratique ne date pas d’hier. Depuis plus de trois ans, le conseil municipal ne se réunit plus. Les élus qui devraient valider les grandes décisions sont tenus à l’écart. La mairie fonctionne sans budget voté, ce qui permet à Nacombo d’agir à sa guise.

 

Les biens mobiliers disparaissent également. Lors du passage des inspecteurs centraux de l’Administration du territoire, Gbeti a découvert un entrepôt rempli de dons coréens. Ces équipements dorment là depuis cinq années entières. À l’intérieur, des panneaux de signalisation routière s’empilent avec des feux tricolores jamais installés.

 

Des râteaux destinés au nettoyage des rues rouillent aux côtés de tenues de travail et de bottes encore emballées. Tout ce matériel, offert gracieusement pour améliorer l’assainissement de Bangui, subit une dégradation avancée. Personne ne peut expliquer pourquoi ces équipements n’ont jamais été distribués aux services municipaux qui en ont pourtant cruellement besoin.

 

Onze bennes à ordures ont également disparu. Ces véhicules, donnés par des partenaires techniques et financiers, ne figurent plus nulle part dans l’inventaire de la mairie. Gbeti parle ouvertement de leur disparition sans pouvoir localiser leur destination finale. Les services d’assainissement continuent de manquer de moyens pendant que ces engins s’évaporent.

 

L’Union européenne avait offert des tracteurs à la commune. La Corée, la Chine et plusieurs ambassades ont également fait des dons de camions et d’engins. Aucun de ces véhicules ne se trouve actuellement dans le parc automobile municipal. Gbeti constate que ce parc est désormais inexistant malgré la générosité des donateurs.

 

Les partenaires internationaux qui ont financé ces équipements ignorent probablement leur sort. Certains dons comprenaient du matériel spécialisé pour la gestion des déchets urbains. D’autres concernaient l’entretien des routes et des espaces publics. Tous ont disparu dans la nature sans laisser de traces exploitables.

 

Le secrétaire général pointe la responsabilité directe de Nacombo dans cette hémorragie. En l’absence de tout contrôle, le président de la délégation dispose d’une liberté totale. Les organes de surveillance qui ont inspecté la mairie ont tous produit des rapports accablants sur cette gestion opaque.

 

Les citoyens qui se plaignent auprès de Gbeti repartent souvent les mains vides. Le secrétaire général ne peut rien faire sans l’accord du premier responsable. Or celui-ci refuse toute transparence sur ses agissements. Les contrats se multiplient, les biens s’envolent, et personne n’a accès aux documents justifiant ces mouvements.

 

La population réclame des comptes. Le ministre conseiller spécial du chef de l’État a même demandé publiquement le départ de Nacombo. Mais tant que le conseil municipal reste paralysé, rien ne peut changer. Les décisions continuent de se prendre dans le cabinet du maire, loin des regards et des procédures légales​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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