un aveugle, accusé d’avoir préparé un coup d’État, arrêté et emprisonné au Camp de Roux

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
En Centrafrique, un vieillard aveugle est enfermé depuis plus d’un an au Camp de Roux. Accusé d’avoir planifié un coup d’État, cet ancien militaire retraité subit un sort qui défie toute logique et révèle les excès du régime Touadera.
Tout commence l’année dernière par l’arrestation de cet ancien adjudant-chef, monsieur Kawté, en compagnie d’autres officiers et militaires. Les autorités les soupçonnent de préparer un coup d’État. Pourtant, l’état de santé de cet homme rend cette accusation difficile à croire. Aveugle, incapable de se déplacer sans aide, il peine même à contrôler ses besoins les plus élémentaires. Comment un tel individu pourrait-il organiser un coup d’État ? La question reste sans réponse claire.
Les conditions de sa détention sont tout aussi révoltantes. Selon des témoignages provenant de certains officiers militaires, ce papa avait été torturé par des mercenaires russes et le commandant Yarkokpa , un ancien milicien Anti-Balaka devenu figure influente au sein de la garde présidentielle. Lors de la torture de cet ex-adjudant l’année dernière, le commandant Yarkokpa aurait recouvert le visage de ce dernier avec un sac, menaçant de lui tirer une balle dans sa poitrine. Face à cela, l’homme, résigné, avait répondu avec une dignité poignante : « J’ai déjà fait ma vie. La mort ne me fait pas peur. Enlève ce sac, regarde moi en face et tue-moi si tu veux ». Mais au lieu de cela, les bourreaux l’ont torturé avant de l’envoyer croupir au Camp de Roux.
Depuis son incarcération, son état de santé n’a fait que se dégrader. Incapable de marcher seul, il tâtonne les murs pour se guider, fait sous lui et survit dans des conditions inhumaines. Malgré des examens médicaux attestant de sa fragilité, ses demandes de liberté provisoire ont été systématiquement rejetées par le procureur et le juge, sans explication convaincante. Le dossier traîne, opaque, comme si le régime préférait laisser cet homme disparaître dans l’oubli.
Cette affaire n’est pas une exception. Elle reflète un système où les accusations absurdes servent à justifier des arrestations arbitraires. Un aveugle accusé de coup d’État ? L’idée semble grotesque, presque unique en son genre. Pourtant, elle ne fait rire personne. Elle révèle plutôt un pouvoir qui agit sans retenue, sans égard pour la vérité ou la justice.
Le président Touadera et ses proches, dont le commandant Yarkokpa, dirigent un régime où les droits humains semblent n’être qu’un slogan vide. Pendant ce temps, la communauté internationale reste étrangement silencieuse. Même le sous-secrétaire des Nations unies chargé des droits humains, en visite dans le pays, s’est contenté de parler de surpopulation carcérale, passant sous silence les cas comme celui-ci.
Aujourd’hui, cet homme âgé attend toujours dans sa cellule, malade, abandonné. Sa famille, ses proches, et peut-être lui-même se demandent combien de temps il tiendra. Quant à ceux qui le maintiennent enfermé, ils continuent de marcher la tête haute, invoquant la démocratie et les droits de l’homme sans que leurs actes ne suivent leurs paroles. Une chose est sûre : cette histoire laisse un goût amer et pose une question lancinante. Quand ces dirigeants se regardent dans le miroir, que voient-ils vraiment ?
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)