Business criminel de barrières : le maire de Zawa et les forces de l’ordre augmentent désormais le tarif des formalités aux checkpoints des FACA

Rédigé le 02 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Zawa, dans la deuxième circonscription de Yaloké, le coût des formalités exigées aux barrières routières a connu une hausse notable. Ce phénomène, dénoncé depuis plus d’un an par les conducteurs de taxi-moto et les usagers de la route, touche particulièrement les axes menant vers Zawa, Gaga et les localités voisines.
Dans cette circonscription qui regroupe plusieurs villages et quartiers, les barrières installées à l’entrée et à la sortie sont tenues par les soldats des Forces armées centrafricaines, les gendarmes et, depuis peu, les policiers. Chaque passage impose le paiement obligatoire d’une somme d’argent baptisée « formalité ». En République centrafricaine, ce terme désigne couramment le versement de petite somme d’argent exigé par les forces de l’ordre aux points de contrôle routiers, sans vérification de documents.
Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de Zawa, le tarif, qui était de 1000 francs CFA, a littéralement doublé. Là où les montants oscillaient auparavant entre 500 et 1 000 francs CFA, les usagers rapportent désormais des prélèvements de 1 500 à 2 000 francs CFA par passage, selon les circonstances. Les jeunes exerçant le métier de taxi-moto, qui constituent une part importante des usagers, paient ces sommes à répétition et expriment leur exaspération face à cette charge supplémentaire.
Le maire de Zawa, le commandant des brigades et le commissaire de police se seraient entendus pour procéder à cette augmentation. Ce business, jugé très rentable, générerait des revenus importants pour les acteurs impliqués. Les forces en présence, autrefois limitées aux gendarmes et aux militaires, incluent maintenant les policiers, élargissant ainsi le dispositif.
Pourtant, un décret présidentiel avait ordonné la suppression de plusieurs barrières jugées illégales. Les autorités locales concernées estiment que ce décret présidentiel ne s’applique pas à elles et continuent d’exiger les paiements.
Bienvenu à la septième république.
Par Arsène Zato
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