Baboua : deux élèves décédés en l’espace de trois jours à l’école Centre 1

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’école Baboua Centre 1 traverse un deuil douloureux après la perte tragique de deux de ses élèves en l’espace de trois jours. Ces décès, survenus en février 2025, ont laissé une communauté scolaire et rurale sous le choc, démontrant une fois de plus les dangers auxquels sont exposés les enfants dans cette localité de l’Ouest centrafricain.
En effet, selon le Directeur de cet établissement scolaire, le premier drame s’est produit le lundi 24 février 2025, lorsque Bouwesse Doko Barthélémy, un élève de CM1 âgé de 11 ans, est décédé des suites d’une courte maladie. Selon Thierry Teïzoka, directeur de l’établissement, l’enfant a soudainement souffert d’un mal de tête. « Ses parents l’ont immédiatement emmené à l’hôpital, mais il a rendu l’âme en chemin », explique-t-il. « C’était une maladie imprévisible, une mort brutale qui nous a tous frappés de stupeur ».
Et ce n’est pas tout! Le lendemain, un second drame a frappé. Maïna Locadem, un élève de CE1 de 9 ans, a perdu la vie après avoir été mordu par un serpent. Ce jour-là, après une matinée de cours terminée à midi, l’enfant est rentré chez lui avant de se rendre au champ pour ramasser du bois, une tâche courante pour de nombreux enfants des villages après l’école. « C’est là qu’un serpent l’a attaqué », raconte Thierry Teïzoka. « Malgré les efforts pour le transporter rapidement à l’hôpital, il n’a pas survécu au trajet ».
Ces deux décès ont profondément marqué l’école Baboua Centre 1, réduisant un effectif scolaire déjà fragile et plongeant parents, enseignants et élèves dans une amertume profonde. Le directeur souligne une réalité locale : dans cette région rurale, les parents, souvent contraints par des besoins économiques, envoient fréquemment leurs enfants travailler aux champs après les cours, les exposant à des risques tels que des morsures de serpent, des accidents ou des maladies soudaines.
Ce double drame dévoile la vulnérabilité des élèves face aux conditions de vie précaires en milieu rural. Les autorités locales et sanitaires sont désormais pressées d’agir, en renforçant les mesures de prévention dans les écoles – comme des campagnes de sensibilisation sur les dangers des champs – et en améliorant l’accès aux soins d’urgence. Pour l’heure, Baboua pleure ses enfants, espérant que ces tragédies inciteront à des changements pour protéger les générations futures.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)