Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle

Rédigé le 14 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Fondation Hirondelle, propriétaire suisse de la radio Ndèkè-Luka, accumule depuis des années les pratiques douteuses en République centrafricaine. Sous la direction de la mafia béninoise et congolaise, l’exploitation des centrafricains prend racine.
Ouboule Abalo, Béninois, représente officiellement la Fondation Hirondelle en République centrafricaine. À ses côtés, Désiré Nzey, un mafieux Congolais de la RDC, occupe le poste de coordinateur du service support. Ces deux hommes dirigent une institution qui trahit ses propres principes.
Pourtant, la station se targue d’être la voix des Centrafricains, leur porte-parole auprès du monde. Pourtant, elle piétine ceux qu’elle prétend défendre. Des gardiens, des chauffeurs, des agents d’entretien ou autres, recrutés à Bangui ou dans les villes de province, travaillent depuis quatre, cinq, parfois sept ans sous contrat journalier. Imaginez-vous cela? Dans quel pays on peut voir cela ?
Imaginez, certains de ces hommes et ces femmes ont quitté parfois leurs villes avec l’espoir d’un emploi stable dans leur pays. Ils se retrouvent prisonniers d’une instabilité sans fin à la fondation Hirondelle. Chaque jour, ils ignorent si demain leur contrat sera renouvelé. Cette instabilité dure depuis des années, sans que personne n’intervienne, même l’État.
Or, les fonds de l’Union européenne continue d’alimenter pourtant les caisses de la radio Ndèkè-Luka. L’argent arrive régulièrement de Bruxelles, destiné au fonctionnement de cette institution médiatique en RCA. Mais où file cet argent ? Personne ne peut répondre clairement à cette question. Au Bénin ? En RDC ? Difficile de le savoir, sachant que Le coordinateur congolais du service support exerce sa propre mafia sur les finances. Imaginez, lorsque les équipes des journalistes de la radio Ndèkè-Luka préparent leurs activités, établissent leurs budgets et déposent leurs demandes de décaissement, ce mafieux congolais refuse souvent tout simplement de débloquer les fonds. Certaines activités prévues restent ainsi sans financement, gelées par sa seule décision.
Mais voilà qu’un gardien journalier vient d’être licencié après avoir refusé de travailler dans ces conditions difficiles. Trop, c’est trop, s’est-il dit après quatre années de contrats journaliers successifs. Son refus de se présenter au travail a entraîné son renvoi immédiat. Pas de discussion, pas de négociation, juste la porte.
Et voilà maintenant que cet homme a saisi l’inspection générale du travail pour faire valoir ses droits. L’inspection attend maintenant que d’autres employés mal recrutés se manifestent avant d’agir. Une approche passive qui laisse perdurer les abus. Normalement, cette inspection devrait contrôler d’office les entreprises et organisations, vérifier les statuts des salariés, s’assurer du respect du code du travail. Mais rien du tout.
Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas. Les ONG internationales, les entreprises étrangères opèrent sans surveillance réelle. Aucun contrôle, aucune inspection du travail. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants se concentrent sur le maintien de leur pouvoir, laissant le champ libre à tous les dérapages.
La loi existe pourtant. Le code du travail centrafricain interdit formellement les contrats journaliers prolongés au-delà de quelques mois. Après une période de 2 ans, l’employé doit obtenir un contrat à durée déterminée, puis indéterminée. Mais personne n’applique ces dispositions à la Fondation Hirondelle.
Le représentant béninois a même licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika, ex-directrice de la radio qui a duré plus de 25 ans dans cette station. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission à la Fondation Hirondelle avant de s’en débarrasser. Une manœuvre qui en dit long sur les méthodes de gestion.
Dans leur RDC natale, ou encore au Bénin, de telles pratiques ne passeraient jamais. Les syndicats réagiraient, l’inspection du travail interviendrait, les tribunaux sanctionneraient. Mais ici, sur le sol centrafricain, ces responsables étrangers se permettent ce qu’ils ne toléreraient jamais chez eux. En plus de cela, en tant qu’expatriés, ils devraient travailler sur le sol centrafricain au maximum deux ans. Mais c’est le contraire pour ces deux têtes de la fondation Hirondelle en RCA. Le béninois tout comme le congolais accumulent plus de 4 ans sur place dans le pays. Ils dépassent largement les deux s prévus dans la loi.
Cette situation rappelle étrangement les dérapages observés à la MINUSCA. Là aussi, des employés ont travaillé six, sept ans sous statut des journaliers avant d’être licenciés du jour au lendemain. Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans toutes ces structures internationales implantées en Centrafrique.
Voilà maintenant que les employés de Ndèkè-Luka continuent de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils se lèvent sans savoir si leur contrat journalier sera renouvelé le soir même. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.
L’Union européenne continue de financer cette radio censée informer et éduquer la population centrafricaine. Mais pendant que les fonds arrivent, le coordinateur congolais bloque les décaissements pour les activités journalistiques prévues. L’argent reste quelque part dans les comptes, inaccessible pour ceux qui devraient l’utiliser.
Quelle est donc cette gestion ? Les Suisses de la Fondation Hirondelle, confortablement installés dans leurs bureaux helvétiques, imaginent-ils vraiment que tout fonctionne correctement ici ? Savent-ils seulement comment leurs représentants traitent les employés centrafricains
Ce qui est important pour la fondation Hirondelle, avant de recruter un expatrié, il est urgent de vérifier sa moralité. Ce congolais, dont le comportement dépasse le cadre social, pratique à lui seul sa mafia sans s’inquiéter.
Par Gisèle MOLOMA
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