Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

Rédigé le 15 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les forces russes et syriens ont perdu six mercenaires le 1er janvier lors d’une contre-offensive à Bambouti. Attaqués à nouveau le lendemain par la milice Azandé, ils appliquent désormais leur tactique éprouvée : miner les sentiers forestiers et les abords de la ville pour éventuellement se protéger des attaques.
Bambouti, une localité centrafricaine frontalière avec le Soudan du Sud traverse maintenant la même épreuve que Zemio, les localités de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi. Les mercenaires russes y déploient leur méthode habituelle face aux assauts répétés des assaillants.
Le 2 janvier, soit vingt-quatre heures après leur contre-offensive coûteuse en vie humaine dans leur rang, un nouvel assaut de la milice Azandé les a durement frappés. Désorientés par cette pression incessante, ils ont choisi de recourir à l’approche qui leur avait réussi ailleurs.
Cette même tactique avait été utilisée lors des affrontements contre les éléments rebelles de la CPC. Elle avait également servi contre la CPCF vers la Ouaka, dans le centre du pays, avec des résultats qu’ils jugent très satisfaisant.
Mais à Bambouti, dès le 3 janvier, au lendemain de la deuxième attaque des miliciens Azandé, les mercenaires ont entamé la pose d’engins explosifs sur les petits sentiers qui traversent la forêt jusqu’au Soudan du sud. Leur cible principale reste les chemins menant vers la ville de Bambouti, axes de circulation qu’empruntent régulièrement les miliciens Azandés.
L’ensemble des abords de la ville a été piégé, sans exception pour les voies qui s’orientent vers le Soudan du Sud. Cette couverture exhaustive vise à bloquer toute progression des combattants Azandés dans la zone boisée environnante.
Les mercenaires cherchent ainsi à créer une barrière invisible autour de Bambouti. Leur calcul repose sur l’impossibilité pour les miliciens de franchir ces zones sans risquer leur vie à chaque pas.
Mais cette méthode provoque surtout des dégâts parmi les populations civiles qui vivent et circulent dans ces espaces pour aller aux champs. Mais comme vous connaissez bien les Wagner, après chaque installation de dispositifs des mines terrestres, ils diffusent massivement des propagande accusant les rebelles d’être responsables de ces engins.
Pourtant, les constats faits depuis plusieurs années démontrent que ce sont bien les mercenaires russes qui installent ces pièges. Les mêmes scénarios se sont reproduits récemment à Zemio et dans d’autres localités avec la même régularité.
Heureusement, les habitants de Bambouti ont rapidement détecté les premiers dispositifs installés et ont lancé l’alerte. La Minusca se retrouve maintenant face à la tâche de désamorcer ces engins dispersés dans les environs de la ville.
Par Cédric Nzapa
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