Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne

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Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne

 

Élections du 28 décembre en Centrafrique : L’OGDC fustige la « dérive juridique » du Conseil Constitutionnel et appelle à une mobilisation citoyenne
Les deux juges complices du Conseil constitutionnel de Touadera. Sylvie Naissem vice-présidente à gauche et Jean-Pierre Waboué, président à droite.

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans un communiqué de presse particulièrement sévère rendu public ce samedi 25 juillet 2026 à Bangui, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), sous la plume de son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, dresse un réquisitoire sans concession contre le Conseil Constitutionnel. L’organisation de la société civile dénonce ce qu’elle qualifie de « dérive juridique » dans le traitement des contentieux liés aux élections du 28 décembre 2025.Des décisions jugées infondées et contraires à la Loi fondamentale

 

Dans le Communiqué n°02 /OGDC/CN-26, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) exprime son profond regret face aux arrêtés récemment rendus par la haute juridiction. Selon les analyses menées par l’OGDC et présentées par son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, les décisions portant sur la validation ou l’invalidation des résultats provisoires proclamés par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) sont, pour la majorité d’entre elles, « mal fondées et contraires à la loi fondamentale ».

 

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L’OGDC rappelle une règle juridique centrale : les décisions du Conseil Constitutionnel étant insusceptibles de tout recours, les juges constitutionnels ont le devoir absolu de motiver solidement leurs arrêts et de veiller à ce qu’ils ne souffrent d’aucun manquement ni d’aucune erreur matérielle ou du droit. Or, pointe Elysée SIFOTINGA au nom de l’OGDC, plusieurs vainqueurs proclamés par l’ANE se sont vus invalidés sans justification valable ni motivation juridique rigoureuse.

 

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Accusations de déni de justice et soupçons au sein de l’institution

 

L’accusation portée par l’OGDC va bien au-delà de simples griefs d'interprétation du droit. L’organisation dirigée par Elysée SIFOTINGA accuse le Conseil Constitutionnel de s'abstenir volontairement de trancher certaines requêtes déposées dans les formes par les candidats. Pour l’OGDC, ce refus d'exercer sa mission juridictionnelle constitue une violation flagrante de l’obligation de juger imposée à toutes les juridictions républicaines, s’apparentant directement à un « crime de déni de justice ».

 

Le communiqué signé par Elysée SIFOTINGA aborde également un épisode d’une gravité inouïe : un cambriolage survenu au sein même du siège du Conseil Constitutionnel. Pour l’OGDC, cet acte inédit dans l’histoire institutionnelle de la République Centrafricaine aurait été perpétré avec des complicités internes, voire par des membres de l’institution eux-mêmes. L’Observatoire soutient que de tels comportements exposent les magistrats de cette cour suprême à des poursuites devant la Haute Cour de Justice pour motif de « Haute Trahison ».

 

Une Assemblée Nationale décriée et un risque de « décadence de la Nation »

 

Pour l’OGDC et son Coordinateur National, Elysée SIFOTINGA, les conséquences de ces dysfonctionnements sont désastreuses pour la représentativité de la démocratie centrafricaine. L’organisation souligne le paradoxe de la situation actuelle : l’Assemblée Nationale se retrouve composée d’individus qui avaient pourtant été invalidés par la même juridiction constitutionnelle en 2020 pour des motifs extrêmement graves, notamment leur implication dans la rébellion, le détournement de deniers publics ou le faux et usage de faux.

 

Face à cette détérioration du climat institutionnel, l’OGDC tire la sonnette d’alarme. En tant que dernier rempart pour la protection des droits humains et des libertés fondamentales, un Conseil Constitutionnel compromis ou corrompu plonge irrémédiablement la population dans une situation de vulnérabilité juridique extrême, constituant le terreau de la « décadence de la Nation ».

 

L'appel de l'OGDC à la souveraineté populaire et aux réformes

 

Constatant l'impasse, l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), appuyé par la déclaration officielle d’Elysée SIFOTINGA, rappelle que le peuple demeure le seul souverain supra-institutionnel.

 

L’OGDC lance ainsi un appel solennel à l'ensemble des citoyens et « compatriotes éclairés » afin qu'ils se mobilisent pour exiger deux mesures fondamentales :

 

L’OGDC appelle à une mobilisation citoyenne pour contrer la dérive juridique du Conseil Constitutionnel, essentielle pour les élections à venir.

La réforme en profondeur du Conseil Constitutionnel afin de lui restaurer son indépendance, son impartialité et son intégrité.

 

La révision complète et la reprise des contentieux relatifs aux scrutins du 28 décembre, condition indispensable pour garantir la légitimité et la validité du parlement Centrafricain.

 

Par Éric Azoumi 

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