Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

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Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas  s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

 

Rédigé le 22 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa conférence de presse tenue ce samedi au Building administratif à Bangui, le Ministre d’État à l’Éducation nationale, monsieur Aurélien Simplice Zingas  a tenté de justifier la délivrance de plusieurs faux baccalauréats par arrêtés ministériels, mais ses explications n’ont fait qu’aggraver la situation et le faire s’enfoncer davantage.

 

Assis dans son bureau devant les journalistes, le Ministre Aurélien Simplice Zingas a expliqué que le problème ne vient pas de son action actuelle mais d’une période ancienne entre 2006 et 2014 où il manquait des tableaux de notes. Il a parlé de cinq décisions de régularisation : quatre signées par l’ancien ministre Aboubakar MOUKADAS entre 2019 et 2022, et la cinquième signée par lui-même le 28 février 2025. Selon lui, ces décisions ont été prises après vérification des signatures des anciens directeurs, dans un cadre légal, pour permettre à des étudiants de poursuivre leurs études. Il a même affirmé que certains bénéficiaires ont réussi à aller jusqu’au Master 2 ou au Doctorat.

 

Pourtant, ce discours passe très mal quand on regarde de près les cas qui circulent sur les réseaux sociaux. Comme lui-même a expliqué, ces régularisations, comme tout le monde le sait,  se faisaient souvent dans la clandestinité. Tant que personne ne posait de questions, tout restait caché. C’est seulement lorsque des citoyens ont commencé à tomber sur les faits et à les rendre publics que l’affaire a éclaté au grand jour.

 

Prenons quelques exemples concrets des noms dans la liste des bacheliers que le ministre a signé l’arrêté. Le cas de l’ancien député Ndotizo, ami direct du Ministre Zingas avec qui il partage souvent des week-end ensemble. Ce monsieur, lui-même déclare à multiple fois qu’il obtient son baccalauréat tantôt en 2013, tantôt en 2023, tantôt en 2012.  Il apparaît avec des baccalauréats délivrés à des années différentes que tout le monde sait pertinemment qu’il n’a jamais eu un baccalauréat dans sa vie. Dans l’arrêté ministériel de Zingas, on lui attribue encore une autre année du baccalauréat. Le plus étonnant, c’est que ce même homme n’arrive même pas à écrire correctement son propre nom. Comment peut-il avoir un baccalauréat et déposer sa candidature aux législatives avec des diplômes qui changent selon les circonstances ?

 

Un autre cas concerne le colonel Wananga, un officier de la garde présidentielle, qui, tout le monde le sait, était un pauvre soldat,  qui par ailleurs a rapidement gravi les échelons avec l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Ce militaire,  qui était simple soldat de deuxième classe des FACA, a vite changé de corps et passe dans la gendarmerie. En plus de monter en grade d’une manière incroyable, il est devenu nouveau bachelier grâce à Zingas. Lui non plus ne sait même pas écrire son nom correctement. On lui a collé ce diplôme sans qu’il ait jamais passé d’examen, simplement parce qu’il est garde du corps du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera.

 

Il y a aussi le cas d’un jeune qui est né en 1998 qui, selon les arrêtés signés, aurait obtenu son baccalauréat en 2013, soit à seulement 15 ans. C’est tout simplement incroyable.

 

Et ce n’est pas un cas rare. Beaucoup de députés sans bac et de personnalités ont reçu des baccalauréats fictifs juste pour pouvoir déposer leur candidature aux élections législatives. Des gens sans aucun niveau réel se retrouvent avec un diplôme officiel grâce à ces arrêtés ministériels.

 

Le Ministre ose pourtant dire que ces personnes ont ensuite poursuivi leurs études jusqu’au Master ou au Doctorat. C’est là que ça devient vraiment choquant. Comment peut-on prétendre qu’un individu qui n’arrive pas à écrire son nom ou qui obtient un bac à 15 ans a validé un Master 2 ou un Doctorat ? Cela prend vraiment les Centrafricains pour des imbéciles.

 

Ce qui se passe dépasse l’entendement. Au lieu d’assumer que des faux diplômes ont été fabriqués pour des proches, des militaires et des personnalités politiques, le Ministre préfère parler de « dysfonctionnements hérités du passé » et de « mesures exceptionnelles ». C’est un foutage de gueule monumental.

 

Par Alain Nzilo

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