Touadéra et sa clique de la cryptomoney : comment un régime des mafieux affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

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Touadéra et sa clique de la cryptomoney : le pillage numérique d’un pays déjà à genoux.  Comment un régime affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra se prend pour un visionnaire high-tech pendant que son peuple crève de faim. Bitcoin légal, Sango Coin foireux, et maintenant le grotesque memecoin $CAR : ces gadgets numériques, vendus comme « souveraineté monétaire », ne sont rien d’autre qu’une machine à piller les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Sans le moindre garde-fou, le régime ouvre grandes les portes aux spéculateurs voraces, aux cybercriminels et aux réseaux mafieux transnationaux. Résultat ? Les richesses nationales – terres, minerais, avenir – s’évaporent dans des wallets opaques pendant que les Centrafricains croupissent dans la misère et la violence. Touadéra n’innove pas : il brade.

 

En effet, la République centrafricaine est devenue depuis 10 ans  le gérant laboratoire d’une escroquerie d’État grandeur nature. Depuis 2022, Faustin-Archange Touadéra, autoproclamé pionnier du futur numérique, impose des cryptomonnaies qui n’enrichissent qu’une poignée de complices et de vautours étrangers. Le Sango Coin, lancé en fanfare et adossé au bitcoin, a été un fiasco retentissant : à peine quelques pourcents vendus, des promesses de citoyenneté et de terrains balayées par la Cour constitutionnelle, et surtout un vide sidéral pour la population. Mais Touadéra ne s’arrête pas là. En février 2025, il dégaine le $CAR, un memecoin ridicule inspiré des pitreries trumpistes, qu’il annonce fièrement en vidéo : « Je suis fier d’annoncer le lancement du memecoin officiel de la République centrafricaine », avant de célébrer son « succès retentissant ». Succès pour qui ? Certainement pas pour les Centrafricains.

 

Ce $CAR n’est qu’un outil spéculatif pur, sans valeur intrinsèque, conçu pour faire monter artificiellement un token sur Solana avant que les initiés ne vident la pompe. Pire : le régime l’utilise pour **tokeniser** des terres nationales – plus de 1 700 hectares près de Bangui bradés aux enchères crypto aux quatre coins du monde. Des parcelles du sol centrafricain vendues à des anonymes planqués derrière des wallets, sans transparence, sans intégration au budget, sans bénéfice visible pour l’État ou le peuple. C’est du vol légalisé, du pillage digitalisé.

 

Les rapports accablants s’accumulent. La Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) dénonce sans ambiguïté : ces projets crypto « consolident le pouvoir d’une élite prédatrice », « ouvrent la voie à la corruption massive » et « invitent les réseaux criminels étrangers à s’emparer du pays ». Blanchiment d’argent, trafic de drogue, contournement de sanctions, financement du terrorisme : les cryptos mal régulées sont le paradis des mafias. En Centrafrique, l’absence totale de garde-fous transforme le pays en terrain de jeu pour ces prédateurs. Pendant ce temps, moins de 10 % des jetons Sango trouvent preneurs, l’île promise aux crypto-riches reste un mirage, et les déplacés de Mbongossoua crient dans le vide.

 

Touadéra et sa clique,  conseillers véreux, intermédiaires opaques, complices russes ou autres,  se gargarisent de « développement » et d’« innovation ». En réalité, ils orchestrent une grande arnaque : vendre des illusions numériques pour masquer la dilapidation des ressources réelles. Le peuple, lui, reste pauvre, vulnérable aux exactions armées, privé d’écoles, d’hôpitaux, de routes. Les milliards promis par le PND ? Introuvables. Les 21 milliards du budget agricole évaporés ? Mystère. Mais les wallets crypto, eux, se remplissent.

 

Cette « révolution » blockchain n’est pas une modernisation : c’est une trahison nationale. Touadéra ne fait pas entrer la Centrafrique dans le futur ; il la livre en pâture à une mafia globale qui rit en empochant les miettes d’un pays ravagé. Le $CAR n’est pas un memecoin : c’est le symbole d’un régime qui préfère les mèmes aux hommes, les scams aux citoyens, et les cryptos aux vies humaines.

 

Par Alain Nzilo

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