Racket sur les barrières : Les agents des eaux et forêts sèment la panique à Paoua

Publié le 2 novembre 2023 , 7:15
Mis à jour le: 2 novembre 2023 2:01 pm

Racket sur les barrières : Les agents des eaux et forêts sèment la panique à Paoua

 

barrière de contrôle mixte des forces de l'ordre à l'entrée de la ville de Bossembélé sur l'axe Bangui
barrière de contrôle mixte des forces de l’ordre à l’entrée de la ville de Bossembélé sur l’axe Bangui. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 03 novembre 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain a récemment pris, en septembre dernier,  l’initiative audacieuse de démanteler les barrières illégales et de réformer les services associés, dans le but de mettre fin aux extorsions de fonds qui ont longtemps pesé sur les citoyens centrafricains. Cette action a été lancée sous la direction du Premier ministre, Félix Moloua, et a suscité de l’espoir parmi la population. Cependant, malgré ces efforts, la situation semble s’aggraver sur certaines routes à l’intérieures du pays, notamment à Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Dès que l’on approche de l’entrée de la ville de Paoua, les agents des eaux et forêts, aux côtés des forces de défense et de sécurité intérieure sur des barrières à l’entrée, mènent des fouilles minutieuses sur les camions et imposent des taxes aux passagers. Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que ces agents ne sont pas de véritables techniciens des eaux et forêts, mais des auxiliaires qui ont été déployés sur les trois principales barrières aux entrées de la ville. Ils agissent en dehors de leur domaine de compétence, confisquant même des biens qui ne relèvent pas de leur juridiction, tels que des bouteilles d’alcool ou des bidons de carburant, tout cela dans le but d’escroquer de l’argent aux commerçants et aux voyageurs.

 

Ce qui est encore plus choquant, c’est que le chef du cantonnement forestier et l’inspecteur forestier, affectés à Paoua, semblent être les instigateurs de ce réseau d’escroquerie. Plutôt que d’utiliser les agents stagiaires formés et affectés à leur service, ils préfèrent faire appel à ces auxiliaires pour extorquer les citoyens. Ces auxiliaires, sans formation adéquate dans le domaine des eaux et forêts, ne devraient en aucun cas être placés sur des barrières de contrôle. Cette préférence des responsables locaux pour les auxiliaires au détriment de leurs stagiaires intégrés dans la fonction publique est non seulement déconcertante mais également inacceptable.

 

Même sur le poste frontalier de Bemal, la situation semble similaire, où des auxiliaires sont affectés dans le secteur, alors que des stagiaires formés par l’État sont disponibles. Malheureusement, il semble que malgré les efforts du Premier ministre Félix Moloua pour démanteler les barrières illégales et mettre fin à ces pratiques illégales, le racket sur les barrières en République centrafricaine persiste.

 

Il est impératif que les autorités centrafricaines prennent des mesures sérieuses pour mettre un terme à cette situation inacceptable. Il est de la responsabilité du gouvernement de garantir que les citoyens puissent circuler librement sans craindre d’être victimes d’extorsion. Il est également essentiel de réformer les services des eaux et forêts pour assurer un contrôle approprié et empêcher les abus. La population centrafricaine mérite un État de droit et des services publics efficaces, et il est temps de mettre un terme à ces pratiques illégales qui nuisent à la confiance des citoyens envers le gouvernement.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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