Les en dessous de la campagne présidentielle de 2025 : diarrhée, pipi dans le pantalon, malaise dans l’avion, que se passe-t-il au sein du parti au pouvoir MCU ?

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Premier chapitre des révélations sur la campagne électorale. Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée et directeur de campagne du MCU, s’est effondré deux fois dans des conditions humiliantes dans l’hélicoptère des Wagner qui les transportait pour aller à l’intérieur du pays.
La campagne présidentielle centrafricaine s’est tenue du 13 au 26 décembre 2025. Comme lors de chaque échéance électorale, les membres du parti au pouvoir ont sillonné le pays pour mobiliser leurs partisans. Cette fois, les déplacements ont pris une tournure inattendue.
Simplice Mathieu Sarandji, 74 ans, occupe la présidence de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Pour cette campagne, il endosse également le rôle de directeur de campagne du président sortant. Un double mandat qui exige une présence constante sur le terrain et une résistance physique à toute épreuve.
Le premier déplacement devait mener l’équipe de campagne à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Pour gagner du temps, les organisateurs ont opté pour un transport en hélicoptère. Les appareils utilisés appartiennent à Wagner, cette société russe devenue omniprésente en Centrafrique ces dernières années.
Quiconque a déjà volé dans ces hélicoptères connaît l’épreuve. Le bruit y est assourdissant, les vibrations permanentes secouent le corps entier. Une heure de vol suffit pour en sortir étourdi, les jambes flageolantes. Pour un homme de l’âge de Sarandji, le calvaire commence dès le décollage à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Durant le trajet vers Bossangoa, le président de l’Assemblée nationale n’a pas tenu. Son corps a lâché progressivement. D’abord la nausée, puis les vertiges, enfin la perte totale de contrôle. Il a uriné dans son pantalon, puis des kaka , avant de s’effondrer sur le plancher de l’appareil.
L’atterrissage à Bossangoa a donné lieu à une scène étrange. Pendant que le président descendait pour rejoindre la foule venue l’accueillir, des membres de l’équipe s’affairaient à ranimer Sarandji à l’écart. Le meeting s’est déroulé comme prévu, sans que personne dans l’assistance ne sache ce qui venait de se passer.
Une fois les discours terminés, tout le monde est remonté dans l’hélicoptère pour rentrer à Bangui. Sarandji, encore affaibli, a fait le voyage retour dans un état second. À l’arrivée dans la capitale, aucune communication officielle n’a filtré sur l’incident. Le silence a recouvert l’affaire.
Quelques jours plus tard, le calendrier de campagne prévoyait un déplacement à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Le président a tenté de dissuader son directeur de campagne d’y participer. Sarandji a refusé d’écouter. Il voulait absolument faire ce déplacement, malgré les avertissements.
Le scénario s’est répété à l’identique. Nouveau vol en hélicoptère Wagner, mêmes vibrations insupportables, même vacarme. Le corps de Sarandji a de nouveau cédé. Incontinence urinaire, défécation involontaire, perte de connaissance.
Ces deux incidents consécutifs n’ont jamais été mentionnés dans les médias officiels. Le parti MCU n’a publié aucun communiqué. Le gouvernement est resté muet. Seules quelques personnes présentes lors de ces vols connaissent la vérité sur ce qui s’est passé.
Simplice Mathieu Sarandji voyage régulièrement en France pour des raisons médicales. Au mois de juillet dernier, il a passé plusieurs jours dans un hôpital français. La nature exacte de ses problèmes de santé n’a jamais été rendue publique. Les soins qu’il reçoit restent confidentiels.
À 74 ans, occuper simultanément la présidence de l’Assemblée nationale et la direction d’une campagne présidentielle représente un défi considérable. Les journées commencent tôt, se terminent tard. Les trajets s’enchaînent, les meetings se succèdent. Le rythme broie même les organismes les plus résistants.
Le MCU fait face depuis quelque temps au vieillissement de ses cadres dirigeants. La plupart des responsables qui tiennent les rênes du parti ont largement dépassé les cinquante ans. Leurs corps montrent des signes de fatigue que les fonctions officielles ne peuvent plus masquer indéfiniment.
Les hélicoptères des Wagner utilisés pour ces déplacements ajoutent une contrainte supplémentaire. Leur conception privilégie la robustesse au confort. Les sièges offrent peu d’amorti, l’isolation phonique est quasi inexistante. Chaque minute passée à bord devient une torture pour les passagers.
Sarandji n’est pas le seul dirigeant du MCU à connaître des difficultés de santé. D’autres membres du bureau politique ont été hospitalisés ces derniers mois. Certains ont dû réduire leurs activités publiques. Le parti peine à trouver une relève capable de prendre le relais.
La campagne de décembre 2025 aura été marquée par ces incidents que personne n’a voulu commenter. Les équipes présentes lors des vols ont reçu des consignes strictes de confidentialité. Les témoins directs gardent le silence. L’omerta fonctionne à plein régime.
Pendant ce temps, Sarandji continue d’assurer ses fonctions à l’Assemblée nationale. Il préside les séances, reçoit les délégations, participe aux cérémonies officielles. Son agenda public ne laisse transparaître aucune faiblesse. L’image doit rester intacte, quoi qu’il en coûte
Par Alain Nzilo
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