Les chinois, encore les chinois. À Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère

Rédigé le 08 décembre 2025 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un simple salut entre deux collègues centrafricains a déclenché une altercation violente sur le chantier routier du corridor 13, dans le sud-ouest centrafricain. Le 3 décembre, un chef de chantier chinois a jeté une pierre sur le camion d’un conducteur centrafricain, brisant son pare-brise, déclenchant une altercation verbale intense.
L’incident s’est produit dans une carrière des travaux routiers du corridor 13 située vers Mbaïki, là où l’on extrait et broie les graviers destinés à la construction de la route nationale 13, cet axe qui relie la frontière congolaise à Bangui. Des bennes géantes transportent ces matériaux vers le tracé routier en cours d’aménagement. Mais ce jour-là, un chauffeur centrafricain a stoppé son gros camion pour échanger quelques mots avec un compatriote, lui aussi au volant de son camion chargeur. Une pause amicale, simple en apparence.
À quelques mètres, le responsable chinois du chantier observe la scène. L’arrêt du camion ne lui convient pas. Il ramasse un caillou et le lance en direction du conducteur. La pierre fracasse le pare-brise. La discussion tourne aussitôt à l’affrontement. Le chauffeur descend, cherche à comprendre ce geste. Le Chinois répond par des insultes et un rappel ferme : il faut travailler, pas bavarder. Le délégué des conducteurs accourt pour calmer les esprits, mais la tension reste vive.
Un témoin a filmé l’altercation. La vidéo circule désormais sur les réseaux sociaux entre les ouvriers, qui parlent ouvertement de ce qu’ils endurent. Selon les témoignages recueillis, les conditions de travaux sur ces chantiers chinois frôlent l’esclavage. Les journées s’enchaînent sans répit, de jour comme de nuit, avec des pauses réduites au minimum. Une halte pour saluer un collègue devient un motif de réprimande.
Les mêmes reproches remontent également aux exploitations minières, des autres chantiers routiers, partout où travaillent des Centrafricains sous encadrement chinois. Beaucoup dénoncent une maltraitance quotidienne, un mépris affiché, des ordres hurlés, une absence totale de considération. Les centrafricains expliquent souvent que les chinois importent régulièrement des prisonniers de leur propre pays pour effectuer les tâches les plus pénibles, habitués à une discipline de prison qu’ils tentent d’imposer à tous.
Du côté de l’inspection du travail, rien ne se passe. Aucune visite, aucun contrôle, aucune sanction. Les conducteurs et manœuvres évoquent cette administration comme on parle d’un fantôme : elle existe peut-être sur le papier, mais personne ne l’a jamais vue débarquer sur un chantier. Le ministère du Travail reste silencieux. Les plaintes s’accumulent, les vidéos circulent, et pendant ce temps, les fonctionnaires concernés regardent ailleurs. Ils croisent les bras pendant que la population s’enflamme.
Les travailleurs du corridor 13 se demandent combien de pare-brise brisés, combien de gifles, combien d’heures de travail sans pause il faudra encore avant qu’un responsable du ministère du travail daigne se déplacer. Ils aimeraient comprendre pourquoi leurs autorités acceptent ce traitement. Pour l’instant, ils filment, partagent, espèrent qu’un jour ces images forceront une réaction. En attendant, les camions continuent de rouler, les graviers continuent de tomber, et les pierres continuent de voler quand un ouvrier ose ralentir
Par Serge Mbilo….
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC


![Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). Un accident de la circulation a coûté la vie à une femme ce vendredi après-midi sur l’avenue du Général Mbaïkoua, dans le huitième arrondissement. Le drame s’est produit juste au niveau de l’église de l’ancien Président François Bozizé. Les faits se sont enchaînés rapidement. Un véhicule en provenance du PK12 roulait depuis l’ENERCA de Gobongo en direction du commissariat du huitième arrondissement. Derrière lui, une moto transportait une passagère. Dans le sens inverse, un autre véhicule montait depuis le commissariat pour aller vers l’ÉNERCA de Gobongo. Arrivée juste au niveau de l’église de Bozizé, le conducteur de la moto voudrais dépasser le véhicule qui est devant lui. Malheureusement, la manœuvre s’est soldée par une collision frontale avec le véhicule venant en face. Sous l’impact, la passagère a été éjectée de la moto et s’est retrouvée au sol sous le véhicule en provenance du huitième. Le véhicule roulant en sens inverse n’a pas pu éviter la femme tombée sur la chaussée. Elle est décédée sur place. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer par les autorités compétentes. La zone de Galabadja 3 connaît régulièrement des incidents de ce type en raison de la densité du trafic et de la vitesse excessive de certains conducteurs Il y’a lieu de noter que le véhicule en provenance du PK12 fuyait les gendarmes au niveau du PK10, et un gendarme le poursuivait également. Malheureusement, c’est le même gendarme qui pourchassait le véhicule qui a transporté le corps sans vie de la victime pour ramener à la morgue de l’hôpital communautaire. Par Anselme Mbata CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE…. WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/des-motos-taxis-au-croisement-du-lycée-Gobongo-rue-Mbaïkoua-le-4-mai-2020-par-anselme-mbata-218x150.jpg)

