Le clepto-mythomane Maxime Balalou glorifie les FACA après leur débâcle de Bambouti

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mythomane Maxime Balalou a tenté ce mardi de redorer le blason des Forces armées centrafricaines après leur déroute humiliante du 28 décembre dernier à Bambouti. Le clepto-mythomane a profité de sa conférence de presse pour transformer une fuite honteuse en victoire militaire.
« Je voudrais rapidement pour terminer, évoquer en passant la session sécuritaire du Haut-Mbomou comme vous le savez. Le gouvernement suit de près ce qui se passe dans cette préfecture, quelques perturbations due à des éléments égarés qui persistent dans l’heure », a commencé Balalou, mêlant approximations géographiques et minimisation des faits.
Ce que le porte-parole appelle pudiquement « quelques perturbations » cache une réalité autrement plus embarrassante pour le régime. Lors des affrontements du 28 décembre à Bambouti, les soldats FACA ont pris leurs jambes à leur cou en moins de quinze à vingt minutes. Certains ont abandonné leurs armes sur place, d’autres se sont précipités vers la base des casques bleus pour se réfugier, tandis que les plus dégourdis ont carrément déserté vers le Soudan du Sud, pays voisin situé au sud-est de la Centrafrique.
Le mythomane Balalou poursuit son récit alternatif : « Mais le gouvernement va prendre toutes les dispositions nécessaires à travers ces désinformations, ces manipulations et l’amplification par les ennemis de la paix de ces événements n’empêchera pas le gouvernement de remplir sa mission sous la très haute autorité du président de la république, chef de l’État. » Parler de « désinformation » quand les faits sont attestés par de nombreux témoins relève du culot habituel de Balalou. Les soldats centrafricains ont bel et bien fui le combat, laissant les Mercenaires russes du groupe Wagner venir ramasser les pots cassés. Ce n’est que vendredi dernier que les Wagner se sont déplacés au Soudan du sud pour rapatrier les fuyards et tenter de restaurer un semblant d’ordre. Entre-temps, le sous-préfet de Bambouti et son garde du corps ont été capturés lors des affrontements. Ils demeurent en captivité à ce jour, un détail que tout le monde connaît parfaitement mais que le mythomane préfère passer sous silence.
« Le gouvernement tient à rassurer tous les compatriotes du haut Oubangui que ces bandits de grands chemins seront rattrapés par la justice », déclare ensuite le porte-parole, écorchant au passage le nom de la préfecture du Haut-Mbomou qu’il semble découvrir.
Vient alors le morceau de bravoure du mythomane : « Au moment où je vous parle, les FACA sur le terrain font un travail remarquable et nous allons réduire définitivement cette cohorte de bandits de grands chemins qui n’ont pas compris que l’RCA a tourné le dos définitivement à l’aviance ». Un travail remarquable ? Les mêmes FACA qui ont abandonné leurs positions en un quart d’heure à Bambouti ? Les mêmes qui ont couru se réfugier chez les Russes comme des enfants apeurés ou qui ont fui jusqu’au Soudan du Sud ? Le mythomane Balalou ne recule devant aucun mensonge pour maquiller cette débandade militaire en opération couronnée de succès.
La vérité, c’est que sans les mercenaires russes, les forces gouvernementales ne tiendraient pas une journée face aux groupes armés. La fuite pathétique du 28 décembre le prouve une fois de plus. Mais au lieu de reconnaître cette dépendance totale vis-à-vis de Moscou, le porte-parole préfère chanter les louanges de soldats qui ont déserté leur poste et laissé le sous-préfet se faire capturer.
« Le gouvernement rassure nos compatriotes du retour dans un bref délai de la sécurité de cette région afin que, là où les Élections n’ont pas pu être organisées, tout cela repris pour que notre pays continue de s’enraciner dans cette démocratie chèrement acquise », conclut le mythomane Balalou dans un charabia qui trahit son embarras.
Cette « démocratie chèrement acquise » dont il parle s’appuie donc sur des mercenaires russes et des soldats centrafricains incapables de tenir une position plus de vingt minutes. Le Haut-Mbomou, où les Élections n’ont effectivement pas pu se tenir, demeure une zone hors contrôle malgré les rodomontades du mythomane.
Les habitants de Bambouti, eux, savent très bien ce qui s’est passé le 28 décembre. Ils ont vu les FACA déguerpir à toute vitesse. Ils ont vu leur sous-préfet et son garde du corps se faire capturer. Ils ont vu les Russes arriver ensuite pour colmater la brèche. Aucune propagande de Maxime Balalou ne pourra effacer ces images de la mémoire collective. Le clepto-mythomane peut bien qualifier ce fiasco de « travail remarquable », personne n’est dupe. Les mercenaires russes font le vrai boulot pendant que les forces gouvernementales jouent les figurants apeurés.
Par Alain Nzilo
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