Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

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Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cinquante élus pour Cœurs Unis, aucun pour l’opposition structurée. Le clepto-mythomane Balalou présente ce résultat grotesque comme une victoire démocratique exemplaire ce mardi.

 

« Sur le plan politique il est remarquable de souligner que 50 candidats du mouvement Cœurs Unies ont été proclamés élus dans les résultats provisoires au premier tour. A ces résultats s’ajoutent 24 autres candidats issus des indépendants et d’autres partis politiques également élus à l’issue du premier tour », a déclaré Balalou avec la satisfaction du tricheur qui exhibe son butin.

 

Ces chiffres à eux seuls racontent toute l’histoire d’une parodie électorale. Cinquante sièges pour Cœurs Unis. Vingt-quatre pour quelques partis satellites et prétendus indépendants qui gravitent dans l’orbite du pouvoir. Et pour les vraies formations d’opposition, celles qui représentent une alternative crédible au régime ? Rien. Le néant absolu. Pas un seul élu au premier tour.

 

Cette répartition aberrante frappe d’abord les grandes formations politiques du pays. L’URCA d’Anicet Georges Dologuélé, pourtant l’un des partis majeurs du paysage politique centrafricain, n’a obtenu aucun siège. Zéro député élu dès la première étape du scrutin. Unir, le parti de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra ? Même punition. Zéro élu au premier tour.

 

Toutes les grandes formations qui osent critiquer le pouvoir se retrouvent ainsi éliminées du jeu parlementaire dès le départ. Cette configuration absurde ne choque apparemment pas le porte-parole gouvernemental. Pour lui, il s’agit d’Élections « crédibles et inclusives », d’un processus « transparent » qui témoigne de la « volonté populaire ».

 

Selon la version officielle du mythomane, la population aurait donc massivement plébiscité Cœurs Unis et quelques groupuscules périphériques. Dans le même temps, elle aurait unanimement rejeté l’ensemble des partis d’opposition structurés. Dans quel pays observe-t-on pareil écrasement de la diversité politique ? Dans quelle démocratie fonctionnelle l’Assemblée nationale se compose-t-elle exclusivement de députés issus du camp présidentiel et de ses alliés microscopiques ?

 

La réponse est simple : nulle part. Ce genre de configuration électorale appartient au registre des régimes autoritaires qui maquillent leur mainmise sur le pouvoir derrière des scrutins truqués. Balalou qualifie pourtant ces résultats de « remarquables ».

 

Remarquables, ils le sont effectivement, mais pas dans le sens qu’il voudrait leur donner. Ils confirme la manipulation électorale à grande échelle, d’un verrouillage complet du processus démocratique, d’une confiscation pure et simple de la représentation nationale. Comment peut-on sérieusement prétendre que cinquante élus pour le parti au pouvoir et zéro pour les grands partis d’opposition constitue le reflet fidèle de l’opinion publique centrafricaine ?

 

Cette question mérite d’être reposée autrement : comment peut-on affirmer sans rire que ce résultat découle d’un scrutin libre et équitable ? Seul un mythomane patenté comme Balalou peut tenir pareille position sans sourciller. L’ancien détenu devenu porte-parole puis probable député exhibe ces chiffres grotesques comme s’il s’agissait d’une victoire légitime.

 

Il ne voit aucun problème dans cette Assemblée monochrome où seule la couleur du pouvoir sera représentée. Il ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que cette absence totale de pluralisme signe l’échec de toute prétention démocratique. Les partis satellites qu’il mentionne ne trompent d’ailleurs personne.

 

Ces formations groupusculaires sans base populaire réelle servent uniquement à créer une apparence de diversité. Elles valident les décisions du pouvoir, applaudissent ses initiatives, votent ses lois sans discuter. Leur présence au Parlement ne change rien à la nature profondément autocratique du système.

 

Quant aux « indépendants » dont parle Balalou, leur indépendance reste sujette à caution. Dans un contexte où toute opposition véritable se voit méthodiquement éliminée du processus électoral, ces candidats prétendument sans étiquette ont généralement des liens plus ou moins assumés avec la mouvance présidentielle. Le mythomane présente donc ces résultats comme une grande avancée démocratique.

 

Cinquante élus pour Cœurs Unis, deux douzaines pour des micro-formations dociles, et une opposition structurée réduite au silence avant même le second tour. Voilà ce qu’il appelle des Élections inclusives. L’URCA de Dologuélé, qui représente pourtant une partie significative de l’électorat centrafricain, n’aura aucune voix au Parlement issu du premier tour.

 

Le parti de Dondra, ancien chef du gouvernement qui connaît parfaitement les rouages de l’État, se retrouve lui aussi exclu de la représentation nationale. Toutes les forces politiques capables de formuler une critique construite du pouvoir disparaissent du paysage parlementaire. Cette éradication de la pluralité politique ne dérange nullement Maxime Balalou.

 

Il continue de sourire, de mentir, de transformer chaque anomalie en normalité, chaque aberration en réussite. Son talent pour le déni de réalité atteint des sommets vertigineux. Annoncer qu’un seul parti et ses satellites remportent la quasi-totalité des sièges tout en parlant d’Élections démocratiques requiert une capacité de dissociation mentale hors norme.

 

Les observateurs internationaux qui ont cautionné ce simulacre électoral portent une lourde responsabilité. En validant ces résultats grotesques, ils légitiment un processus qui ne respecte aucun standard démocratique minimal. La MINUSCA, le Rwanda, la Russie, tous ces acteurs que Balalou a chaleureusement remerciés ont contribué à installer cette Assemblée fantoche où seule la voix du pouvoir résonnera.

 

Le clepto-mythomane peut bien aligner ses chiffres et ses formules creuses sur la transparence et la crédibilité. Les faits parlent d’eux-mêmes. Cinquante élus pour le parti présidentiel, zéro pour les grandes formations d’opposition. Ce ratio ne ment pas.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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