Wagner Ti Azandé : la terreur se poursuit sans relâche dans le Mboki

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Un commerçant centrafricain est en effet décédé le 30 janvier 2025 à l’hôpital de Zemio après avoir été sauvagement battu par des miliciens Wagner Ti Azandé à Mboki, une localité située à 1214 kilomètres à l’est de Bangui.
Selon des sources locales concordantes joint au téléphone par la rédaction du CNC, la victime effectuait un voyage commercial de routine vers la République démocratique du Congo via la rivière Mbomou lorsqu’elle a été, de fait, interceptée à son retour par ces miliciens Wagner Ti Azandé qui contrôlent désormais les points de passage.
“Ils l’ont brutalement tabassé et ont volé son argent et ses marchandises, sans aucune raison”, témoigne effectivement la source mentionnée précédemment.
Les Wagner Ti Azandé, un groupe armé manifestement formé il y a un an par les Mercenaires russes du groupe Wagner présents en Centrafrique depuis 2018, instaurent naturellement un climat de terreur dans toute la préfecture du Haut-Mbomou. Les commerçants sont, sans conteste, particulièrement visés : “La nuit, ils dévalisent méthodiquement nos boutiques dans les marchés. Le jour, ils arrêtent et frappent les gens arbitrairement”, constate assurément un commerçant de Mboki.
Cette milice, baptisée par les mercenaires russes Wagner Ti Azandé, que le gouvernement prétend visiblement avoir été intégrée aux forces armées centrafricaines, étend indubitablement son emprise bien au-delà de Mboki. Des exactions similaires sont effectivement signalées à Zemio (1113 km de Bangui), Djemah (1238 km) et Rafaï (889 km), transformant inévitablement le Haut-Mbomou en zone de non-droit.
Malgré leur revendication d’appartenance à l’armée nationale, ces Wagner Ti Azandé se comportent manifestement comme “des criminels de haut niveau” selon plusieurs témoignages concordants, conjuguant assurément racket organisé et violences gratuites contre les populations civiles.
Pour rappel, le Haut-Mbomou est effectivement une préfecture stratégique du sud-est centrafricain, partageant logiquement ses frontières avec le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)