À Birao : Une population assiégée à 5km de leur ville
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’insécurité à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République Centrafricaine, a atteint, depuis plusieurs mois, un niveau alarmant, selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des autorités locales et de la population. Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga, dresse un constat accablant de la situation : “Les gens ont peur de sortir, parce que tu ne peux pas faire 5 km sans que tu ne trouves les bandits.”
Cette insécurité a des répercussions directes sur la vie quotidienne des habitants de Birao. Les cultivateurs, piliers de l’économie locale, ne peuvent plus accéder à leurs champs par crainte des agressions. “Il y a de l’insécurité dans la ville de Birao, quelqu’un ne peut pas sortir 5 km de la ville pour aller se chercher. Même les gens pour aller au champ ils ont des difficultés”, souligne Fatime Attache.
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Les commerçants sont également victimes de cette situation. Aladji Amat Issa, commerçant à Birao, témoigne des risques encourus : “Tu peux tomber dans des embuscades et des hommes armés prennent de l’argent ou te tu, ou te dépouiller de tout “. Ces attaques régulières ont créé une véritable zone d’insécurité autour de la ville, transformant Birao en une sorte d’enclave assiégée.
Les conséquences de cette situation sont multiples à Birao:
– Paralysie des activités agricoles
– Augmentation des prix des produits de première nécessité
– Limitation des déplacements de la population
– Impact sur l’approvisionnement de la ville
Devant une telle situation critique, les autorités locales appellent le gouvernement à renforcer la présence des forces de sécurité. “Vraiment, on demande beaucoup à l’autorité du pays pour augmenter le nombre de soldats FACA et FSI pour sécuriser la ville et les arrières villes à côté de nous”, plaide Fatime Attache, qui déplore l’absence de réponse concrète à ces appels répétés.
Cette insécurité chronique s’ajoute à d’autres défis majeurs auxquels fait face la région, notamment la guerre au Soudan voisin et les difficultés d’accès routier, créant ainsi une situation humanitaire de plus en plus inquiétante pour les habitants de Birao.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)