La CPC revendique une attaque contre des paramilitaires russes dans la région de Bozoum

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Quatre Mercenaires russes du groupe Wagner ont été tués et plusieurs autres blessés dans une embuscade près de Bozoum, selon un communiqué publié le 18 janvier 2025 par la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement).
L’incident s’est produit le 15 janvier sur l’axe menant à Bozoum, à hauteur du village Bogali, situé à environ 45 km de la ville. Une colonne de quarante motos transportant des paramilitaires russes a été prise pour cible par des combattants de la CPC. Le groupe affirme avoir récupéré du matériel militaire lors de cette opération.
Selon le document, “une colonne de quarante (40) motos transportant ces mercenaires russes du groupe Wagner sont tombés dans une embuscade tendue par les vaillants combattants patriotes de la CPC au niveau du village Bogali, situé à environ 45 km de la ville de Bouar”.
“La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) porte à la connaissance de l’opinion nationale et de l’opinion internationale les actes de pillages des ressources naturelles, notamment des mines de diamant et d’or que les prédateurs de Wagner sont en train de perpétuer sur le territoire national”, indique le communiqué N°03/CPC/CG/SG/PP/2025 signé par Jean Pierre Zanguende Goyamba, porte-parole politique de l’organisation.
Le communiqué précise que “le bilan fait état de quatre(04) mercenaires russes de wagner tués et plusieurs blessés. Leurs matériels de combat récupérés. Aucune victime n’a été déplorée du côté des combattants patriotes.”
Cette action s’inscrit dans une stratégie plus large de l’organisation armée qui déclare que “les vaillants combattants patriotes de la CPC ne baisseront jamais les bras devant ces hommes qu’on peut qualifier d’envahisseurs prédateurs. Tant que ceux-ci séjourneront encore sur le territoire centrafricain, ils croiseront toujours sur leur chemin la flamme de feu de la CPC”.
Située à 385 kilomètres de Bangui, la zone de Bozoum est stratégique pour ses ressources minières. Le groupe Wagner y a renforcé sa présence depuis son déploiement en République centrafricaine en 2018, à la demande du président Faustin Archange Touadera.
L’authenticité des informations contenues dans ce communiqué n’a pu être vérifiée de manière indépendante, la zone concernée étant difficilement accessible aux journalistes.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)