De la violence aveugle à la tombe : L’adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo

0
34

De la violence aveugle à la tombe : L’adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo

 

De la violence aveugle à la tombe : L'adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo
Le commandant Lamtagué

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La brutalité militaire a encore frappé à Gobolo, mais cette fois le sort s’est retourné. L’adjudant-chef Kota Mamboko est mort mystérieusement suite à l’agression de trop sur un habitant du site.

 

En effet, dans plusieurs localités de l’ouest et du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), le quotidien des villageois des zones minières est devenu un véritable calvaire. Venus chercher des graviers et laver les résidus pour tenter d’extraire quelques pépites d’or afin de nourrir leurs familles, les civils subissent la brutalité constante des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés pour la sécurité des exploitations minières. Mais aujourd’hui, l’impunité et l’arrogance de certains sous-officiers rencontrent une réplique brutale.

 

À lire aussi : Des réseaux sociaux à l’intelligence artificielle : Comment la vitesse de la technologie panique le régime obsolète de Bangui

L’agression de trop à Gobolo : Quand la main qui a frappé se met à gonfler

Les faits se sont déroulés dans le village de Gobolo, situé à proximité du chantier de Rondji dans la préfecture de la Nana-Mambéré. L’adjudant-chef des FACA, Kota Mamboko, s’est illustré en portant brutalement la main sur un artisan minier local qui travaillait sur le site.

 

À lire aussi : Dans sa folie propagandiste, Fidel Gouandjika conteste les chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté et accuse mensongèrement l’opposition de fabriquer des données sur Google pour cacher la faillite de sa dictature.

Face à cette agression gratuite, le villageois a refusé de céder à la panique. Il a regardé le militaire droit dans les yeux avant de lui lancer un avertissement ferme : « Je te garantis que c’est la dernière fois que tu touches à quelqu’un, que tu boxes quelqu’un ou que tu frappes quelqu’un. C’est la dernière fois. »

 

Le villageois a ensuite rassemblé sa famille et quitté la zone en direction de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré. Peu de temps après son départ, l’adjudant-chef Kota Mamboko a commencé à ressentir d’atroces douleurs au niveau de sa main droite la main même avec laquelle il avait violenté l’habitant. En quelques heures, le membre a enflé de manière spectaculaire et incontrôlable.

 

Devant la dégradation rapide de son état, le sous-officier a été évacué d’urgence vers la capitale. Mais malgré sa prise en charge à Bangui, l’adjudant-chef Kota Mamboko n’a pas survécu : il a rapidement rendu l’âme. La place mortuaire a été dressée au quartier Fouh, juste en face de l’Hôpital de l’Amitié à Bangui, scellant ainsi la fin tragique d’un militaire emporté par sa propre violence.

 

Le drame de Zawa : La preuve que la réalité rattrape les agresseurs

Ce qui s’est produit à Gobolo montre une situation qui se répète sur le terrain : la tension est générale et les exactions ne restent plus sans réponse. Ce drame s’inscrit dans une série d’événements qui frappent les forces déployées sur le terrain, comme en témoigne ce qui s’est passé à Zawa, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, sur l’axe reliant Yaloké à Bossemtélé.

 

Rappelons le, le vendredi 25 juillet 2025, un sous-officier des FACA circulait à moto à Zawa avec l’un de ses éléments. Alors qu’il traversait un pont à l’entrée de la ville, l’engin a dérapé et a basculé dans la rivière. Alertés par le choc, les habitants se sont rapidement mobilisés pour porter secours aux victimes. Les riverains sont parvenus à repêcher le soldat transporté, mais le conducteur a disparu sous l’eau.

 

Le samedi 26 juillet 2025 au matin, seule la motocyclette a pu être tirée du lit de la rivière par la population. La disparition sous l’eau de ce militaire dans un contexte de fortes rancœurs accumulées par les populations riveraines des zones minières confirme une fois de plus la vulnérabilité des soldats lorsque le lien avec les civils est totalement brisé par la violence.

 

Comme à son habitude lors de tels évènements, l’état-major de défense observe un silence complet, refusant de communiquer sur les incidents impliquant ses troupes sur les axes secondaires.

 

Un avertissement direct au commandant du site IMC

Cette succession de drames doit servir de leçon aux hommes engagés sur le terrain. Sur le chantier de l’entreprise chinoise IMC, le commandant Lamtagué chargé de la sécurité répète souvent à qui veut l’entendre qu’il est un « tigre » capable de frapper n’importe qui.

La violence militaire dans les zones minières de la RCA, comme à Gobolo, souligne les tensions croissantes entre les forces armées et les civils, entraînant des tragédies inévitables.

 

Mais après le sort subi par l’adjudant-chef Kota Mamboko à Gobolo et les événements survenus à Zawa, cet officier devrait y réfléchir à deux fois. S’il persiste dans la voie des agressions gratuites et du mépris envers les villageois, il finira lui aussi par payer le prix fort. La population locale a répété à maintes reprises son appel au respect des droits des civils : ceux qui choisissent de faire la sourde oreille finissent tôt ou tard par être rattrapés par leur propre brutalité.

 

Par Martial Passi 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org